Le 17 juillet 2008 vers 17 h, l'usine franco-belge de fabrication de combustible (FBFC) du groupe AREVA/NP, située à Romans-sur Isère dans la Drôme, a informé l’Autorité de sûreté nucléaire de la rupture d'une canalisation enterrée de rejets d'effluents liquides uranifères.
L’ASN a décidé de réaliser une inspection immédiate. Trois inspecteurs de la division de Lyon de l'ASN se sont ainsi rendus sur place dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet pour examiner les circonstances de l’événement ainsi que les mesures prises par l’exploitant.
Les inspecteurs de l’ASN ont relevé que :
Les inspecteurs ont relevé la non-conformité de cette tuyauterie vis-à-vis des exigences de la réglementation applicable qui demandent une capacité de résistance aux chocs suffisante pour éviter leur rupture.
L’ASN classe provisoirement cet événement au niveau 1 de l’échelle internationale de classement des événements nucléaires INES
Voir aussi :
Rejet accidentel d'uranium à la centrale du Tricastin
Tricastin : des déchets radioactifs bien encombrants
Andra : cherche 100 ha pour stockage de déchets
Les européens soucieux du sort des déchets nucléaires
A Washington, Al Gore a prononcé un discours qui expose sa vision des Etats-Unis dans les problématiques liées aux changements climatiques et à la sécurité énergétique.
Lors d'un rassemblement organisé par l'Alliance pour la protection du climat, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2007, exhorte les États-Unis à adopter les énergies alternatives à 100 % dans la production d'électricité.
"Aujourd'hui, je défi notre pays de s'engager dans la production d'électricité issue du renouvelable, de sources d'énergies propres à 100 % et dé-carbonée dans les 10 ans à venir.[BRK1] Cet objectif est réalisable, abordable et générateur de transformation. Il représente un défi pour tous les Américains - dans tous les secteurs de la vie - à la fois pour les dirigeants politiques, les entrepreneurs, les innovateurs, les ingénieurs et tous les citoyens".
"Il est certain que, pour atteindre l'objectif d'une électricité à 100 % d'origine renouvelable et véritablement propre dans les 10 ans, il nous faut surmonter de nombreux obstacles. Par exemple, à l'heure actuelle, nous n'avons pas de réseau national électrique unifié qui soit suffisamment avancé pour relier les sous-réseaux entre eux".
Ce changement est nécessaire parce que "la survie des Etats-Unis d'Amérique (...) est en péril", a t'il indiqué sans hésitation. Et d'ajouter "l'avenir de la civilisation est en danger ..."[BRK2]
La société nationale italienne d'électricité, Enel, a déposé un projet de construction du premier parc éolien offshore en mer Méditerranée.
Cette demande a été transmise au ministère de l'Environnement et à la Région de Sicile, pour une évaluation d'impact environnemental (EIE).
Ce premier parc éolien marin prévoit l'installation de 115 aérogénérateurs d'une puissance comprise entre 3 et 5 mégawatts unitaires, dans les eaux du golfe de Gela, en Sicile, à 3 milles marins, entre les villes de Licata (dans la province d'Agrigente), Butera et Gela (dans la province de Caltanissetta).
Le projet, développé par une joint-venture entre Enel (57%) et Costruzioni Moncada (43%), aura une capacité totale installée comprise entre 345 et 575 MW. L'investissement prévu s'élève à environ 500 millions d'euros et devrait être mise en service en 2012. Une fois pleinement opérationnelle, l'usine produira 1 150 millions de kWh d'électricité, assez pour répondre aux besoins de 390 000 ménages et évitera de rejeter 815 000 tonnes de CO2 par an dans l'atmosphère.
Les mâts à plus de 100 mètres de hauteur, équipés de turbines d'un diamètre d'environ 110 mètres, seront ancrés dans la mer jusqu'à une profondeur de 30 mètres. Des études sont également menées pour développer des systèmes intégrant le parc éolien dans les zones maritimes où il sera construit afin d'assurer la protection des écosystèmes locaux.
À la fin de l'année 2007, la capacité éolienne installée du groupe ENEL en Italie a augmenté à 325 MW. L'objectif fixé par le nouveau plan d'affaires 2008-2012 est de multiplier ce chiffre par cinq, pour atteindre environ 1500 MW d'énergie éolienne installée.
Perfect Wind Enerji filiale du groupe Français Akuo Energy vient d'obtenir une licence d'exploitation de 150 MW pour un de ses projets éoliens en développement en Turquie.
La licence d'exploitation Eolienne qui vient d'être accordée par les autorités Turques est la plus importante jamais obtenue par un exploitant dans le pays. Le futur site d'exploitation est situé dans la province de Kirshehir, à 170 km au Sud-est d'Ankara.
Il produira suivant le type d'éolienne installée jusqu'à 450 GWh d'électricité par an. Cette future installation correspond à deux fois la taille du plus grand parc éolien installé en France et représente la consommation domestique d'une ville d'environ 300 000 habitants. La construction est prévue début 2009 pour une mise en service au cours de la même année.
Le groupe Akuo Energy à travers sa filiale Perfect Wind Enerji voit ainsi se concrétiser les efforts de développements et d'investissement en Turquie pays dont le groupe à toujours été convaincu du potentiel en matière de développement des énergies renouvelables.
Perfect Wind Enerji devrait obtenir dans les prochaines semaines 250 MW de nouvelles licences d'exploitation pour ses développements en cours. L'ensemble de ces parcs éoliens seront construits entre 2009 et 2011.
Total confirme la signature d’un accord avec la compagnie pétrolière nationale libyenne NOC portant sur les blocs NC115 et NC186 opérés par Repsol, situés à terre dans le bassin de Murzuk, en Libye, à quelque 700 kilomètres au sud de Tripoli.
Cet accord prévoit l’extension des contrats jusqu’en 2032, soit 15 ans de plus pour le bloc NC115 et 10 ans de plus pour le bloc NC186 ainsi qu’une extension de 5 ans de la période d’exploration sur les deux blocs. Un bonus de signature et la mise en conformité des contrats EPSA (contrats d’accord d’exploration et de partage de production) signés en 1994 et 1997 avec ceux actuellement en vigueur en Libye sont également inclus dans l’accord.
La production totale de ces blocs, qui s’élève actuellement à 300 000 barils par jour, sera portée à 380 000 barils par jour en plateau.
Total détient une participation de 30 % sur le bloc NC115 aux côtés de Repsol (40 %) et OMV (30 %), ainsi qu’une participation de 24 % sur le bloc NC186 aux côtés de Repsol (32 %), OMV (24 %) et StatoilHydro (20 %).
Total affiche sa volonté de participer à la stratégie ambitieuse de la Libye pour le développement du secteur pétrolier et gazier. Le Groupe opère le champ offshore d’Al Jurf et le champ de Mabruk dans le bassin de Sirte, ainsi que plusieurs autres permis d’exploration. En 2007, en Libye, la production de Total en part groupe s’établissait à 87 000 barils de pétrole par jour, en légère hausse par rapport aux niveaux enregistrés en 2005 et 2006.
Rolls-Royce, célèbre pour ses automobiles de luxe ** et pour ses moteurs d'avion, annonce son intention de se lancer sur le marché du nucléaire civil.
Pour saisir l'opportunité de croissance qu'offre le marché mondial du nucléaire civile dans les 15 ans à venir (valorisé à 60 milliards d'euros par an), la firme est en train de créer une nouvelle division consacrée à cette activité.
Avec près de 2 000 spécialistes du nucléaire répartis au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis, Rolls-Royce possède à ce jour le plus grand vivier de compétences nucléaires parmi toutes les compagnies installées sur le territoire britannique.
Sir John Rose, le directeur général a déclaré : "depuis plus de 50 ans, Rolls-Royce a été impliqué dans l'industrie nucléaire au Royaume-Uni. Notre expérience s'applique à toutes les phases de construction des nouveaux programmes prévus au Royaume-Uni et dans le monde, et (s'applique) également à la mise à niveau des installations existantes. Notre capacité est unique en son genre au Royaume-Uni."
"L'expansion du marché nucléaire civile représente une opportunité exhaltante, qui s'appuie sur nos capacités nucléaires."
La société estime que d'ici à 2023 le marché mondial du nucléaire civil mondial, sera valorisé à environ 60 milliards d'euros par an, dont 16 milliards d'euros à destination des installations nucléaires, 25 milliards d'euros aux nouvelles constructions et 21 milliards d'euros aux nouveaux réacteurs.
** BMW Group est propriétaire de la branche automobile
Mercredi, le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, avait indiqué que le gouvernement préparait un nouveau mode de calcul des tarifs réglementés du gaz.
Jeudi, c'était au tour du ministre de l'Economie Christine Lagarde de confirmer cette annonce, lors de son déplacement au centre de recherche du nouveau groupe GDF Suez (Saint-Denis, 93).
De plus, toujours selon la ministre, il semble inévitable que les tarifs du gaz aient à subir un ajustement - à la hausse - en raison de l'indexation de la molécule de gaz sur celui du baril de pétrole. Elle a tenu à préciser aux journalistes, qu'en aucun cas, la récente fusion des groupes GDF et Suez était la cause de cette augmentation des tarifs.
En conséquence, ce nouveau mode de calcul devrait lisser les prochaines augmentations tarifaires.
En parallèle, un tarif social du gaz, permettra aux ménages les plus défavorisés de bénéficier de tarifs préférentiels.
XERFI vient de publier une étude approfondie, après plusieurs semaines d’enquêtes et d’analyse sous le titre : « Le marché de la géothermie et de l’aérothermie en France, perspectives de croissance à l’horizon 2010 et structuration du marché »
Cette analyse de 270 pages montre qu'avec le 3e choc pétrolier et le durcissement de la réglementation environnementale, la géothermie s’offre un retour en grâce.
Enerzine vous offre quelques analyses mises en avant dans l'étude :
L’Europe souhaite que la France porte la part des énergies renouvelables à 23% de la consommation d’énergie d’ici à 2020, contre 10,3% en 2005. La géothermie permet de répondre en partie à cet enjeu en raison de ses 3 principales applications :
L’aérothermie représente le coeur du marché. En effet, les PAC aérothermiques progresseront sur un rythme moyen de plus de 30% par an entre 2007 et 2010, contre seulement 3% pour les PAC géothermiques. Ces dernières ont d’ailleurs connu un sérieux coup de frein dès 2007, en hausse de seulement 0,8% à 18 600 unités, contre +45,5% pour les pompes à chaleur air/eau (soit 51 000 unités). La concurrence entre ces deux technologies a ainsi tourné à l’avantage de l’aérothermie, moins coûteux à l’achat et à l’installation.
La géothermie souffre également de la compétition avec les autres modes de chauffage (dans le neuf et la rénovation) comme le gaz, les chaudières à bois et surtout les radiateurs électriques, très bons marchés. L’aérothermie a aussi pour avantage d’être relativement proche des systèmes de climatisation traditionnelle et est donc industrialisable plus facilement par les grands noms de la climatisation comme Airwell, Carrier, Daikin, Hitachi ou par des groupes français comme CIAT.
Les PAC aérothermiques seraient une solution commerciale de repli au cas où les équipements de climatisation ne seraient plus autorisés. En effet, la climatisation est remise en cause dans les pays occidentaux car ces systèmes sont énergivores et donc peu compatibles avec les objectifs environnementaux.
Sleipner A, plate-forme située à 200 km de la côte norvégienne, appartient à la compagnie StatoilHydro. Cette structure extrait quotidiennement 39 millions de m3 de gaz qui sont ensuite expédiés vers l'Europe.
Sleipner couvre à elle seule 3% des importations de gaz de l'Union Européenne. Chaque jour, 2.800 tonnes de CO2 sont éliminés du gaz naturel produit à Sleipner.
Afin de limiter les rejets de CO2 dans l'atmosphère, et par conséquent l'accroissement de l'effet de serre, le gaz est capturé et stocké dans le sous-sol où il reste prisonnier. Cette capture se fait grâce à des molécules appelées amines. Sleipner est pionnière de cette technique toute jeune : depuis 1996, StatoilHydro y réinjecte le CO2 contenu dans le gaz extrait.
L'opération se fait en comprimant le gaz à une pression d'environ 60 bars, ce qui le met dans un état supercritique. Il est alors conduit par des tuyauteries à la plate-forme principale, où il est injecté dans une couche géologique située à 800 m de profondeur. Un million de tonnes sont ainsi enfouies chaque année.

Mais Sleipner montre elle-même les limites économiques du procédé. En effet, le fonctionnement de l'énorme usine qu'est la plate-forme requiert une centrale électrique de 80 mégawatts, qui émet du CO2, à laquelle s'ajoute une centrale de 6 mégawatts pour comprimer le gaz à enfouir. De surcroît, du CO2 est mélangé aux impuretés évacuées par la torchère. Au total, 900.000 tonnes de CO2 sont ainsi rejetées dans l'atmosphère. Ce paradoxe explique que, malgré les discours favorables à la capture souterraine du CO2, très peu d'expériences en grandeur réelle sont en fait mises en place. Appliquée aux centrales électriques, la technique représente un surcoût allant de 20% à 40%, que peu de compagnies sont prêtes à consentir.
Cependant, l'Union Européenne souhaitant réduire les émissions de dioxyde de carbone européen de 20% d'ici à 2020, cette technique ouvre de nouveaux horizons.
D'autres projets pilotes ont vu le jour en Norvège, à Kårstø et Mongstad. Les experts travaillent en parallèle sur deux sites différents de stockage aquifères de CO2, l'un intitulé "Johansenformasjonen" et l'autre "Utsiraformasjonen". Sur les deux sites, il s'agit d'injecter du CO2 dans la terre. Le site "Utsiraformasjonen" s'étend sur une zone géographiquement beaucoup plus étendue que l'autre et, par conséquent, il est plus coûteux. L'avantage de ce dernier est que l'on connaît les formations du plateau continental dans cette zone. L'objectif est d'avoir un système qui fonctionne à partir de 2011/2012.
BE Norvège numéro 80 (8/07/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55285.htm
Pour le deuxième mois les immatriculations de véhicules neuf affichent une plongée assez nette sur le Vieux Continent. Seuls les marchés allemands et français ont résisté tandis que la Russie devient le premier marché automobile en Europe.
Selon l'Association des constructeurs automobile européens (ACEA), les immatriculations de voitures neuves sur le Vieux continent ont chuté de 7,9% en juin après déjà 7,8% en mai.[BRK1]
Une chute d'ampleur très variée selon les marchés nationaux puisque en juin l'Espagne accuse ainsi -30,8%, l'Italie -19,5%, et la Grande-Bretagne qui commence aussi à décrocher -6,1%. Seuls les marchés allemand (+1%) et français (=1,5%) résistent encore mais peut-être plus pour longtemps. Récemment Carlos Ghosn le PDG de Renault disait s'attendre à une rentrée difficile dans l'Hexagone.
Parmi les nouveaux pays membres, la Pologne se distingue avec une croissance de 6,9% en juin, tandis que la Hongrie accuse une baisse de 2,2%, l'Estonie de 11,2% et le Lettonie de 33,2%.
L'ACEA estime que "l'inflation élevée et la flambée des prix des carburants ont été parmi les principaux facteurs qui ont pesé sur les nouvelles immatriculations de voitures" en Europe.
Fait nouveau l'Allemagne se trouve désormais reléguée au deuxième rang des marchés en Europe par la Russie dans les ventes de voitures ont progressé de 40% en volume et de 64% en valeur au cours du premier semestre de l'année. Selon les experts, d'ici à 2015, la Russie devrait représenter à elle seule 12% de la croissance du marché automobile mondial.
[Article parus sur le site Fenêtre sur l'Europe, sous licence Creative Commons (cc)][BRK2]
Kobe Steel une importante entreprise sidérurgique japonaise fondée en 1905, a déclaré mardi, la mise au point d'un groupe électrogène compact utilisant la vapeur d'échappement de procédés industriels.
Du nom de "Steam Star", cet appareil d'une puissance maximale de 132 kW, utilise la vapeur issue de la combustion de déchets industriels pour générer son électricité.
Kobe Steel fait valoir que si le générateur opère pendant 6 000 heures par an, se sera 440 tonnes d'émissions de dioxyde de carbone en moins dans l'atmosphère chaque année en comparaison avec l'électricité produite par une centrale thermique.
Le "Steam Star" pourrait également être utilisé par d'autres installations industriels qui possèdent une source de chaleur dans leurs processus de fabrication comme dans les industries agro-alimentaires et papetières par exemples.
Kobe Steel envisage d'ajouter de nouveaux modèles beaucoup plus puissants à sa gamme. La société vise un objectif de commandes d'environ 300 unités entre 2011 et 2012.
Technip a remporté auprès de Nigerian Agip Exploration, un contrat clé en main à prix forfaitaire d’une valeur d’environ 75 millions d’euros pour le développement du champ pétrolier OYO.
Ce champ est situé au large du Nigeria dans le Block OML 120/121, par des profondeurs d’eau allant jusqu’à 410 m.
Le contrat comprend :
Le centre opérationnel de Technip à Paris réalisera ce contrat. Les flowlines et risers flexibles seront fabriqués par l’usine Technip du Trait (France), une des usines de fabrication de conduites flexibles du Groupe.
Les opérations en mer sont prévues courant été 2009 et feront appel au Constructor, un des navires de pose de conduites et de construction de la flotte de Technip.
L’attribution de ce contrat Subsea fait suite à la réalisation des projets ABO et ABO Extension (en cours de réalisation) par Technip au Nigeria.
Technip est actif au Nigeria depuis plus de trente ans, notamment à travers son centre opérationnel de Lagos et ses filiales nigérianes, et des partenariats avec des sociétés locales.
(1) Flowline : conduite reposant sur le fond marin, permettant le transfert des hydrocarbures produits ou l'injection de fluides. Sa longueur varie de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres.
(2) Riser : conduite ou ensemble de conduites utilisées en tant que liaison fond-surface pour le transfert des hydrocarbures produits du fond marin vers l'unité de production en surface, et le transfert de fluides d'injection ou de contrôle de l'unité de production en surface vers les réservoirs sous-marins.
(3) Ombilical : assemblage de canalisations hydrauliques, de câbles électriques et de fibres optiques. Ce type d'assemblage est utilisé pour le contrôle des installations sous-marines.
Jean-Louis Borloo, Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des Transports, et Chantal Jouanno, présidente de l'ADEME, incitent les Français à adopter une conduite citoyenne et responsable.
" En cette période de migrations estivales, j’appelle les Français à la plus grande prudence sur les routes et à prendre conscience de l’intérêt de l’éco conduite. Opter pour une conduite apaisée, c’est bien sûr réduire les risques d’accidents, c’est aussi économiser du carburant, donc de l’argent et c’est limiter les émissions de polluants et de gaz à effet de serre ", souligne Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.[BRK1]
L'éco-conduite est un comportement de conduite citoyen permettant de réduire le risque d'accidents de la route (de 10 à 15 %), de réduire sa consommation de carburant (jusqu'à 15% d'économie) et de limiter les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
Pour informer les Français des bénéfices de l'« éco-conduite » trois conseils forts sont illustrés par une identité visuelle :

Aujourd’hui les transports sont à l’origine d’un tiers de la consommation totale d’énergie.
La consommation de carburant est responsable de 35 % des émissions nationales de CO2, principal gaz à effet de serre dont les rejets continuent à augmenter du fait de l’accroissement soutenu des déplacements.
Par ailleurs, les déplacements en voiture sont aussi responsables d’une part importante de la pollution de l’air. En ville notamment, la pollution due aux voitures reste préoccupante, même si depuis quelques années les véhicules polluent moins.
Face à la flambée des prix du pétrole et aux enjeux de la réduction des gaz à effet de serre, de plus en plus de conducteurs cherchent à réduire leur consommation.[BRK2]
L'arrêté de privatisation de Gaz de France a été publié ce jeudi au Journal officiel, suite à l'approbation définitive de la fusion avec Suez par les actionnaires respectifs des deux groupes.
"Le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Gaz de France s'effectuera par fusion-absorption de la société Suez", indique notamment cet arrêté daté du 16 juillet et signé par la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
Cette fusion a été approuvée respectivement à plus de 99% par les actionnaires de Suez et GDF. Avec 35,6% du capital (contre 80,2% actuellement), l'Etat français sera le premier actionnaire du nouveau groupe énergétique, suivi par le groupe belgique Bruxelles Lambert (5,3%).
Le 22 juillet, le nouveau groupe sera mis en Bourse, en même temps que la branche des activités eau et déchets de Suez, Suez Environnement.
Concernant le dossier British Energy, le nouveau PDG de GDF Suez a indiqué dans un entretien aux Echos, ne pas être intéressé "si l'idée reste de vendre British Energy en un seul bloc." Et d'ajouter "cela supposerait au préalable un énorme travail de diagnostic, et à brève échéance un investissement très lourd, dans un secteur où le moindre problème coûte très cher. Cela n'entre pas dans notre stratégie." Par contre "site par site", cela reste une opportunité envisageable.
MTI MicroFuel Cells ( "MTI Micro"), le développeur du Mobion, a annoncé la semaine dernière qu'il avait atteint 2 700 heures de fonctionnement en continu pour un téléphone mobile alimenté avec une pile à combustible.
Selon un rapport publié par le "Journal of Power Sources", des tests réalisés sur une micro-pile à combustible fonctionnant au méthanol montrent une perte de puissance d'environ 35 % après seulement 360 heures d'utilisation. Le mobion quant à lui a été testé pendant 2 700 heures en continu (conditions de laboratoire), et présente une perte d'énergie de moins de 15 % ; ce qui constitue selon MTI micro, "une percée significative dans l'industrie des micro-piles à combustible".
En comparaison, un téléphone cellulaire alimenté par une batterie Li-Ion âgée de 2 ans peut perdre jusqu'à 50 % de sa capacité après un temps d'utilisation cumulé moyen d'environ 1 200 heures. L'utilisateur doit donc recharger son téléphone de plus en plus souvent. Avec une pile à combustible Mobion, le "temps de parole" durerait donc deux fois plus longtemps sans pour autant subir de perte excessive de puissance !
"Les résultats de nos tests sont une indication claire sur les progrés et les performances techniques réalisés, concernant la durée de vie, la conservation de l'énergie, le contrôle des températures et de l'humidité. À notre connaissance, il n'existe pas d'autres résultats équivalents aux nôtres", a déclaré Jim Prueitt, le Vice President de MTI Micro.
Avec ces derniers essais, MTI Micro se conforme aux objectifs fixés par le Département Américain de l'Energie (DOE) qui dans une annonce récente s'est dit prêt à aider financièrement les entreprises mettant au point des piles à combustible de moins de 50 Watts et dont l'autonomie atteindrait au moins 2000 heures d'utilisation.
LDK Solar, une société chinoise spécialiste du solaire, a annoncé hier la signature d'un contrat de dix ans pour la fourniture de "wafer" (galette ou tranche) solaire en silicium multicristallin à destination de l'usine d'assemblage PV de Photovoltech en Belgique.
Aux termes de l'accord, LDK solar devra être en mesure de fournir l'équivalent d'environ 400 MW d'énergie solaire en silicium multicristallin à Photovoltech sur une période de dix ans, et cela à partir de 2009.
"Nous sommes très heureux de conclure le présent accord à long terme avec Photovoltech," a déclaré Peng Xiaofeng, le Président directeur de LDK Solar. "Ce contrat de fourniture constitue le plus gros contrat jamais reçu pour nos "wafers" et (il) nous permet d'affirmer notre présence sur le marché européen."
"Alors que nous nous efforçons d'atteindre notre capacité de production afin de répondre à la demande croissante du marché photovoltaïque au cours des prochaines années, nous sommes très heureux d'avoir LDK Solar comme partenaire à long terme et nous attendons avec impatience leurs fournitures, afin d'assurer une partie importante de nos besoins en wafers ", a commenté Johan Nijs, le directeur général de Photovoltech.

Photovoltech a été fondée en décembre 2001, à l'initiative de Total, de Suez (via Electrabel) et d'Imec, qui détiennent respectivement 47,8%, 47,8% et 4,4% de son capital. Les cellules photovoltaïques produites s'appuient sur une technologie développée par Imec (avec un rendement de 16%). La société belge entend porter sa capacité de production totale à 140MWc d'ici à 2009. Elle espère détenir une part du marché mondial de 4% à 5% à l'horizon 2015.
Le fondeur de puce américain "Intel" avait annoncé, il y a quelques semaines, la création d'une société spécialisée dans le solaire " SpectraWatt ".
Continuant dans une stratégie de diversification, la division d'Intel Capital vient d'acquérir 24 millions ? de participation dans la société Sulfurcell, une firme allemande développeur et fabricant de cellules photovoltaïques en couche mince.
Le directeur d'Intel Capital Europe explique le pouquoi de cet investissement : "Intel Capital a investi dans Sulfurcell parce que les technologies de modules solaires CIS/CIGS [Cuivre Indium Gallium Sélénium] ont fait la preuve de leurs plus grandes efficacités de conversion d'énergie. Elles permettent l'émergence de nouvelles applications telles que la construction photovoltaïque intégré (BIPV), où les modules solaires sont intégrés dans la structure des toits et des murs."
Organisé par Intel, cette opération s'inscrit dans un tour de table de 85 millions euros et dont 38 millions euros proviennent d'investisseurs européens comme Climate Change Capital Private Equity (Londres), AIG (Zurich), Demeter Partners (Paris), Zouk Ventures (Londres) et BankInvest (Copenhague).

L'Institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) est parvenu à convertir la lumière du soleil en électricité avec un rendement de 37,6%.
Ce record européen a été atteint avec une cellule photovoltaïque (PV) à multi-jonctions de quelques millimètres de diamètre, constituée de semi-conducteurs III-V et soumise à un rayonnement solaire concentré 1.700 fois.
Pour le module PV dans son ensemble, un rendement de 28,5% a été atteint en conditions réelles sur le site de Fribourg, soit le meilleur rendement de l'ISE jusqu'à présent. D'après Andreas Bett, Directeur du département "Matériaux, cellules PV et technologie" à l'ISE, des rendements de 45% pour les cellules et de 35% pour les modules seraient envisageables dans les années à venir.
La cellule multi-jonctions apparaît comme une superposition de trois types de cellules PV (Phosphore de Gallium-Indium/Arséniure de Gallium-Indium/Germanium) qui convertissent différentes parties du spectre solaire, en vue d'une optimisation du rendement.
A l'origine du record : des progrès décisifs dans le domaine des matériaux qui ont permis un fonctionnement fiable des cellules, même soumises à une intensité lumineuse extrêmement élevée. "En particulier, la qualité des diodes à effet tunnel, de seulement 30 nm d'épaisseur, qui relient les trois cellules entre elles, joue un rôle déterminant", mentionne le Dr. Frank Dimroth, chef du groupe de travail "III-V - Epitaxie et cellules PV" à l'ISE.

Les cellules PV à multi-jonctions sont constituées d'environ 30 couches élémentaires d'alliages semiconducteurs III-V, qui doivent toutes présenter une haute qualité cristalline. Pour l'élaboration de ces structures complexes, les chercheurs de l'ISE ont recours à une grosse installation de l'entreprise Aixtron (à Aix-la-Chapelle) capable de réaliser une épitaxie métallo-organique en phase gazeuse. "Comme nous menons nos recherches sur des installations de production industrielles, nous sommes en mesure de transférer nos résultats sur le marché en quelques mois seulement, avec l'aide de notre partenaire AZUR SPACE", se réjouit M. Dimroth.
"A l'Institut ISE, nous travaillons intensément depuis plus de dix ans au développement de cellules multi-jonctions destinées à être intégrées dans des systèmes à concentration, car cette technologie promet de loin les plus hauts rendements pour la conversion de la lumière en énergie", poursuit-il. Et le Prof. Eicke Weber, Directeur de l'ISE, de renchérir : "Je considère cette technologie comme particulièrement prometteuse pour les pays à fort ensoleillement".
Jusqu'à présent, le photovoltaïque à concentration était quasiment réservé à des applications spatiales. Les développements en cours rendent aujourd'hui envisageable leur utilisation terrestre. Déjà aujourd'hui, des systèmes PV à concentration installés en Espagne produisent deux fois plus d'électricité par unité de surface que des systèmes PV conventionnels à base de silicium. Mais pour que cette technologie devienne compétitive, les coûts doivent encore baisser.
Les travaux de recherche ayant conduit au record européen ont été soutenus dans le cadre du projet européen "Fullspectrum". Quant aux travaux de recherche de l'ISE sur le photovoltaïque à concentration, ils sont soutenus par le Ministère fédéral de l'environnement (BMU) dans le cadre du projet "ProKonPv".
BE Allemagne numéro 393 (9/07/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55309.htm
Alors que Hawaii s'est récemment doté d'une législation rendant obligatoire l'installation de chauffe-eau solaires, il est peu probable que l'Etat atteigne avant longtemps le niveau record de ces équipements en Israël. En effet, 90% des maisons israéliennes sont équipées en systèmes de chauffage de l'eau utilisant l'énergie du soleil.
Les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures qu'a connu le pays les premières années de son existence et les crises énergétiques de la seconde moitié du vingtième siècle ont contraint les israéliens à trouver des solutions énergétiques alternatives.
Au début des années 50, le gouvernement a mis en place de sévères restrictions pour le chauffage de l'eau, conduisant de nombreux israéliens à se doter de chauffe-eau solaires. 20% de la population en était équipée en 1967. Ils étaient 60% en 1983, conséquence d'une loi rendant obligatoire l'installation d'un tel système pour toute construction d'habitation. Si cette loi ne concerne ni les industries ni les immeubles, elle s'applique en revanche aux hôpitaux, maisons de retraite, aux hôtels et aux institutions scolaires.
Elle explique qu'aujourd'hui, 90% des maisons du pays sont équipées de chauffe-eau solaires. De ce fait, Israël est l'un des premiers pays en terme d'usage de l'énergie solaire par habitant : 3% de l'énergie primaire consommée provient de l'énergie solaire.
L'entreprise pétrolière StatoilHydro, qui a beaucoup investit jusqu'à maintenant dans l'énergie éolienne off-shore et les biocarburants, a décidé de s'impliquer également dans l'énergie solaire.
"Nous investissons un peu plus de 50 millions de NOK (soit 6,25 millions d'euros)", mentionne Alexandra Bech Gjørv, directrice pour les nouvelles énergies à StatoilHydro. Et d'ajouter, en parlant de la société américaine Bright Source Energy dans laquelle ils investissent : "il s'agit d'une société de pointe et nous sommes très contents de participer au projet".
StatoilHydro ainsi que d'autres investisseurs tels que Google, BP, Chevron et Morgan Stanley pensent que Bright Source Energy est la société qui a le plus de compétences dans le domaine de l'énergie thermique et que ce type d'énergie est le plus rentable. Le concept comprend des miroirs au sol qui réfléchissent les rayons solaires sur un point en haut d'une tour. Là, l'eau se transforme en vapeur et met en route une turbine. Ceci est une façon fondamentalement différente d'utiliser l'énergie solaire de celle que le groupe REC a choisie.
"C'est un petit investissement pour nous mais cela entre bien dans le cadre de notre important engagement pour les énergies nouvelles. Nous avons l'esprit ouvert et si nous réussissons il est clair que cela pourrait devenir important. Bright Source Energy vient de passer un gros contrat avec Pacific Gas & Electric, important fournisseur d'énergie californienne. 900 MW doivent être livrés, ceci est le plus gros contrat au monde d'énergie solaire !", affirme-t-elle.
BE Norvège numéro 80 (8/07/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55283.htm
L'usine du constructeur automobile General Motors à Saragosse en Espagne, sera bientôt recouverte de la plus vaste toiture photovoltaïque du monde.
Veolia Environnement et Clairvoyant Energy installent actuellement une centrale solaire d’une capacité de 10 MW sur l’usine de General Motors. Proche de Saragosse, elle assemble plus de 480 000 véhicules par an. Dans le cadre de ce projet initié par GM, cette centrale sera détenue et exploitée par une joint venture spécifique composée de Veolia Environnement, de Clairvoyant Energy et du gouvernement autonome d’Aragon.
La centrale solaire de Figueruelas devrait produire 15,1 millions de KWh par an, selon les chiffres avancés par Veolia, soit l’alimentation en électricité de 4 600 foyers consommant chacun 3 300 KWh par an.
Opérationnelle fin septembre 2008, la centrale solaire alimentera le réseau local de Red Electrica en courant électrique qui sera vendu à la compagnie d’électricité Endesa.
Le générateur solaire est conçu par Veolia Environnement et Clairvoyant Energy. Il sera composé de 85 000 panneaux solaires légers formant une surface photovoltaïque active totale de 183 000 m². Il devrait permettre de réduire chaque année les émissions de CO2 de 6 700 tonnes.
Cette centrale sera la troisième construite sur des sites de production de GM.
"Ce sera la plus grande au monde de ce type", affirme le Président de GM Europe, Carl-Peter Forster. "Ce projet devrait permettre de réduire significativement les coûts et nous évaluerons l’intérêt de poursuivre le déploiement de telles installations dans les 11 usines d’assemblage et les 8 unités de production de pièces de GM en Europe."
Veolia Environnement explique avoir mis à profit son expertise technique et d’organisation pour la conception, la construction, le processus d’agrément et enfin la maintenance du dispositif.
David Hardee, Président- Directeur général de Clairvoyant Energy a confié : « L’objectif de notre société est de placer les solutions utilisant l’énergie solaire et les centrales à combustibles fossiles à parité pour la production d’électricité d’ici 2014. La seule manière d’y parvenir est de privilégier des solutions à faibles coûts et efficacité élevée. Pour ce projet, nous réduisons nos coûts d’installation en utilisant les laminés Uni-Solar et notre système de fixation de panneaux solaires avec Velcro. Nous installons près de 2 000 panneaux par jour."
"Plus important encore, nous satisfaisons les exigences de GM : l’ensemble du dispositif est amovible, léger, capable de résister à des vents de force cyclonique et évite toute pénétration dans la toiture. Via ce projet, nous continuons de financer nos efforts de recherche et développement qui ont déjà permis l’émergence d’innovations et de solutions à moindre coût bientôt mises à profit dans de nouveaux projets."
Pour le gouvernement autonome d’Aragon, cette centrale électrique photovoltaïque installée sur toiture représente un important projet-pilote qui contribue au déploiement à grande échelle de l’énergie solaire.
"Les partenaires du projet faciliteront l’émergence d’un nouvel équilibre énergétique pour l’Aragon et l’Espagne", a estimé le Ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme d’Aragon, Arturo Aliaga. "Cette centrale photovoltaïque installée sur toiture, la plus grande au monde, est une preuve supplémentaire du leadership de l’Aragon dans l’énergie renouvelable."
Un centre de recherche sur l'énergie solaire a été créé entre ENI et le prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology), de Boston aux Etats-Unis.
Il a pour objectifs de promouvoir et d'accélérer la recherche sur les prochaines générations de technologies solaires, dont les nano-technologies, les nouveaux matériaux et la production d'hydrogène grâce à l'énergie solaire.
La création de L'Eni "Solar Frontiers Center (SFC)", fait partie d'un accord signé entre Eni et le MIT en Février dernier, afin d'établir un partenariat stratégique axé sur la mise au point de technologies solaires. Dans un accord préliminaire, Eni s'est engagé à verser 50 millions de dollars (32 millions d'euros) sur cinq ans à l'institut américain. La moitié de cette somme servira à financer ce nouveau centre sur l'énergie solaire, tandis que l'autre moitié financera d'autres projets de recherche du MIT en matière énergétique.
"Eni a choisi comme frontière la recherche sur l'énergie solaire pour encourager un monde moins dépendant des hydrocarbures", a expliqué l'administrateur délégué du groupe, Paolo Scaroni.
Le "SFC" sera co-dirigé par le professeur Vladimir Bulovic, du département de génie électrique et informatique, et par le professeur Daniel Nocera, du département de chimie. Le centre sera également pourvu d'un directeur exécutif qui devra garantir un échange d'informations entre les chercheurs du MIT et Eni.
La branche automobile du groupe allemand Bosch avait annoncé début juin son intention de racheter le producteur de cellules solaires, Ersol, pour un montant d'1,1 milliard d'euros.
C'est fait. La proposition a reçu l'aval des autorités allemandes et l'opération financière devrait être bouclée le 8 août selon le communiqué publié par le groupe Bosch. Une partie en cash (546 millions d'euros) sera utilisée pour racheter plus de 50 % du capital au fonds d'investissement Ventizz, le solde étant financé par le marché boursier au prix de 101 euros l'action.
Ersol Solar Energy AG développe, fabrique et commercialise des panneaux solaires en silicium, et s'est orientée vers la fabrication de cellules solaires en couches minces. C'est également une société en forte croissance, marquée par une augmentation de ses ventes 2007 (+ 25 %) et par un doublement de ses effectifs (+ 1000 employés). Pour 2008, Ersol s'attend à voir les ventes dépasser les 300 millions d'euros.
Les analystes considèrent cette opération comme le début d'une consolidation dans l'industrie solaire. "Nous voyons des entreprises matures dans le secteur de l'automobile ou de l'industrie des semi-conducteurs qui apportent leurs savoir-faire dans l'industrie solaire."
Selon les experts, ce type d'acquisitions devrait se multiplier dans le futur ; ce qui laisse augurer l'émergence de pôles technologiques "verts" adossés à de grosses entreprises industrielles.
Pour les installations photovoltaïques et éoliennes d’une puissance inférieure à 450 kW, la déclaration des nouvelles installations est obligatoire. Elle peut désormais être effectuée en ligne avec l’application Internet AMPERE (Automatisation des déclarations de Mise en Production et en Exploitation de Ressources Electriques)
La téléprocédure est est accessible à l’adresse suivante : http://ampere.industrie.gouv.fr
La loi du 10 février 2000 sur le service public de l'électricité a prévu que les nouvelles installations de production d'électricité et les installations modifiées devaient bénéficier d'une autorisation d'exploiter ou faire l'objet d'une déclaration dans les conditions suivantes :
| Réglementation de l'exploitation des installations de production d'électricité (1) | Autorisation | Déclaration | Réputés déclarés |
| Nouvelle installation de production d'électricité, ou remplacement d'une installation existante. | Si la puissance électrique installée est supérieure à 4,5 MW | Si la puissance électrique installée est inférieure à 4,5 MW |
- Les installations existantes régulièrement établies à la date de publication de la loi électrique (10 février 2000) - Si la puissance installée est inférieure à 450 kW dans les zones interconnectées au réseau métropolitain continental (2) - Si la puissance installée est inférieure à 45 kW dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental (2) |
| Augmentation de la puissance installée d'une installation de production de puissance initiale supérieure à 4,5 MW. | Si l'augmentation, à elle seule ou s'ajoutant à d'autres modifications, est supérieure à 10 % | Si l'augmentation est inférieure à 10 % | |
| Augmentation de la puissance installée d'une installation de production de puissance initiale inférieure à 4,5 MW. | Si l'augmentation porte la puissance installée au delà de 4,5 MW. | Si l'augmentation maintient la puissance installée en dessous de 4,5 MW. | |
| Changement d'énergie primaire(3) | Si la puissance installée est supérieure à 4,5 MW, nouvelle autorisation | Si la puissance installée est inférieure à 4,5 MW, nouvelle déclaration |
Note :
(1) à l'exception des installations relevant de la loi du 16 octobre 1919 relative à l'utilisation de l'énergie hydraulique.
(2) à l'exception des installations demandant à bénéficier de l'obligation d'achat prévue à l'article 10 de la loi du 10 février 2000 qui sont soumises à un régime de déclaration.
(3) toute modification apportée par l'exploitant aux caractéristiques de son installation doit être portée à la connaissance du ministre avant sa réalisation.
Comment procéder à une demande d'autorisation ou de déclaration ?
La demande d'autorisation ou la déclaration doivent comporter les indications et les pièces mentionnées à l'article 2 du décret n° 2000-877 du 7 septembre 2000 modifié par le décret du 4 septembre 2007, relatif à l'autorisation d'exploiter les installations de production d'électricité.
Important : la puissance de l'installation est définie comme la somme des puissances unitaires des machines électrogènes susceptibles de fonctionner simultanément dans un même établissement. Le dossier doit donc, le cas échéant, identifier l'établissement en question (numéro SIRET) et les capacités de production existantes.
Pour les installations photovoltaïques et éoliennes d’une puissance inférieure à 450 kW, la déclaration peut être effectuée en ligne par téléprocédure.
Le pétitionnaire, ou son mandataire, peut ainsi saisir l’ensemble des informations, certifier qu’il dispose des justificatifs requis et imprimer, lui-même, immédiatement le récépissé de déclaration. En ce qui concerne les justificatifs, à l’occasion de contrôles inopinés, l’envoi des pièces justificatives peut être demandé, à défaut d’annulation du récépissé dans un délai de 2 mois.
L’accès à l’application passe par l’acceptation d’un certificat de sécurité délivré par l’autorité de certification du MINEFE (Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi). Comme elle n’est pas encore référencée auprès de tous les navigateurs Internet, vous pourriez recevoir un message d’avertissement vous indiquant quel certificat n’est pas reconnu par votre navigateur Internet. Il vous faudra confirmer que vous souhaitez néanmoins accéder à l’application.
Vous devrez alors créer votre compte utilisateur.
Un code de confirmation vous sera envoyé sur votre messagerie.
Vous pourrez alors saisir votre identifiant et votre mot de passe, « valider », saisir le code de confirmation reçu sur votre messagerie et « valider » à nouveau.
Vous pourrez alors saisir votre déclaration en commençant par saisir les coordonnées du titulaire du récépissé de déclaration.
En cas de difficulté, vous pourrez vous référer à l’aide en ligne.
A défaut d'utiliser la téléprocédure, la déclaration peut-être effectuée par voie postale au moyen des modèles de lettres de déclaration pour les installations de production d'électricité, au format word, rtf et pdf :
| photovoltaïque : | format word format rtf format pdf |
| éolien : | format word format rtf format pdf |
La demande doit être envoyée à l'adresse suivante :
Direction générale de l'Énergie et des Matières premières
DIDEME
Sous-direction du système électrique
Télédoc 122
61, Bd Vincent Auriol
75 703 PARIS CEDEX 13
AEHLIOS, société spécialisée dans la vente et l'installation de toits solaires photovoltaïques pour les particuliers dépassera en juin après seulement 8 mois d'activité le seuil des 100 employés.
Cette croissance parfaitement maîtrisée répond à la fois aux exigences du marché, et reflète la volonté de l’entreprise d’apporter à ses clients un service d’une qualité irréprochable. Les équipes sont sélectionnées avec rigueur, formées avec précision, et implantées localement pour garantir un véritable service de proximité.
. Une offre adaptée aux souhaits et exigences des particuliers
Choisir d’installer un système photovoltaïque sur sa maison reste une décision importante pour un particulier. La qualité du professionnel qui réalisera l’installation, tout comme la qualité du matériel et les garanties (matériel et prestation) sont des critères fondamentaux. Conscient de cela, AEHLIOS a décidé d’intervenir exclusivement dans la vente et l’installation de toits solaires photovoltaïques. Elle propose une offre technique, commerciale et financière complète incluant des garanties longues durée, un accompagnement administratif des clients et une maintenance de l'installation.
. 6 agences et 2 centres techniques en Languedoc Roussillon
Créée fin octobre 2007 à Cournonsec (Hérault) par des professionnels de l'énergie solaire et de l'environnement, la société AEHLIOS s'est développée avec succès en Languedoc-Roussillon avec la création de six agences commerciales de vente aux particuliers. Après six mois d'activité d'installation depuis son Centre Technique de Montpellier, AEHLIOS a
décidé l'ouverture en juillet d'un second Centre Technique à Narbonne. Les cadres, techniciens et ouvriers recrutés reçoivent une formation adaptée de plusieurs semaines afin de garantir la qualité des installations.
AEHLIOS maintient par ailleurs son développement à Cournonsec en étoffant le personnel du siège social et du Centre Technique de Montpellier. Enfin AEHLIOS poursuit l'embauche continue de commerciaux, de techniciens d'études et de personnels sédentaires sur ses six agences.
. Prochaines étapes du développement : PACA et RHONE-ALPES puis France
Ce développement audacieux et réussi se poursuivra en fin d'année par l'ouverture de nouvelles agences et de Centres Techniques en PACA et Rhône-Alpes qui entraînera le doublement des effectifs de la société. AEHLIOS a pour objectif de couvrir commercialement l'ensemble de la France d'ici 2010.
"Le plan de développement d'AEHLIOS répond à une véritable logique de qualité. Nous l'appliquons en tout premier lieu pour chacun de nos clients. Cela passe également par un contrôle très serré des matériels que nous installons" déclare Luc Chancelier, Président Directeur Général d'AEHLIOS SAS. "En toute logique, nous envisageons également à horizon 2010, d'intégrer peu à peu l'ensemble de la filière industrielle photovoltaïque. Cela se traduira par la construction d'une usine de modules photovoltaïques proche de notre siège social en Languedoc-Roussillon."
"Les résultats commerciaux et la mise en oeuvre des capacités techniques permettent de confirmer une prévision de chiffre d'affaires d'environ 20 M? pour le premier exercice qui se clôturera le 31 décembre 2008." ajoute le Président d'AEHLIOS "Nous regardons l'avenir avec sérénité, mais restons extrêmement vigilants pour chacune de nos décisions."
NextEnergy Capital** et Enerqos, acteur majeur dans la construction et l’intégration de centrales photovoltaïques, ont annoncé aujourd’hui la signature du plus important contrat européen dans le secteur de l’énergie photovoltaïque.
Le contrat définit les conditions d’achats de centrales photovoltaïques pour NextEnergy Capital en Europe pour les cinq ans à venir. L’investissement total de NextEnergy Capital sera de l’ordre d’un milliard d’Euros.
Enerqos livrera les centrales photovoltaïques clefs en main avec les toutes dernières technologies, parmi lesquelles son nouveau détecteur biaxial. En charge de la construction complète des centrales, Enerqos en assurera également la gestion et la maintenance pendant 20 ans. Un centre de contrôle centralisé sera créé en utilisant des solutions propriétaires Enerqos. Les premières installations en Italie et en Grèce ont déjà été identifiées, et le début des travaux sont d’ores et déjà en phase de lancement.
Michael F.H. Bonte-Friedheim, co-fondateur de NextEnergy Capital, a dit : ?Le partenariat avec Enerqos est une étape essentielle de notre développement européen dans l’énergie photovoltaïque. Les capacités flexibles d’investissement sur différents segments et l’expérience significative du secteur des énergies renouvelables, font de NextEnergy Capital un partenaire privilégié dans les énergies renouvelables. Ces atouts permettront à Enerqos et à ses autres clients d’accélérer encore leur croissance dans ce secteur?.
Marco Landi, Président et co-fondateur de Enerqos, a ajouté : ?Ce contrat avec NextEnergy concrétise notre stratégie de croissance a long terme et entérine une première étape significative de notre développement en Europe. Les centrales photovoltaïques de NextEnergy illustrent de nouveau notre expertise et notre capacité à fournir à nos clients et partenaires des solutions photovoltaïques hautement différenciées à forte valeur ajoutée?.
NextEnergy Capital vise des opportunités d’investissement sur des technologies multiples (solaire, éolien, biomasse, hydraulique et géothermique) et compte déjà plusieurs négociations en cours.
** la banque européenne d’affaires et d’investissement dédiée au secteur des énergies renouvelables
Ce week-end, 13 000 personnes se sont retrouvés sous le soleil de Bourget-du-Lac, près de Chambéry, pour la première édition du Solar Event.
Au sein du technopole Savoie Technolac, 77 hectares d'exposition étaient entièrement consacrés aux solutions solaires, destinées aux professionnels et aux particuliers. 80 exposants ont ainsi pu faire la démonstration des multiples applications qu'offre l'énergie solaire, thermique et photovoltaïque. Maison bioclimatique, voitures, avions ou bateaux solaires, frigos, tondeuses, ... les visiteurs ont ainsi pu constater, et même tester par eux-même la diversité d'emploi et le potentiel de cette énergie.
Point d'orgue de la manifestation, une course de voitures entièrement alimentés à l'énergie solaires ont su faire la preuve de l'efficacité énergétique que peut déployer le solaire.
Les organisateurs se disent parfaitement satisfaits de cette première édition, qui en annonce bien d'autres...
Utiliser des énergies renouvelables pour produire des systèmes d'énergie renouvelable. C'est ce que prévoit l'accord signé entre le groupe japonais Sharp, la compagnie électrique Kansai Electric Power (Kepco), et la ville de Sakai, près d'Osaka.
Les centrales solaires seront déployées sur deux sites industriels. La première, de 10 MW, sur une friche appartenant à Sakai, sera mise en service en 2012. La seconde sera, elle, implantée sur le toit d'un compexe industriel détenu par Sharp : 18 MW de panneaux solaires servira à alimenter une usine de panneaux solaires.
Selon Kepco, ces 28 MW figurent parmi les plus importantes installations solaires du monde. Elles devraient permettre d'épargner le rejet de 10 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère chaque année, et devraient contribuer aux objectifs de la ville de Sakai, qui entend réduire son empreinte carbone.
Sharp exploite déjà 5 MW de panneaux solaires pour son usine de Kameyama, au centre du Japon. Selon l'AFP, Sharp étudie également une centrale solaire pour une usine de dalles solaires détenue par l'italien Enel.
[corrigé le 03/07/2008 cf commentaires]
En annonçant un Plan d'action national pour lutter contre la menace du réchauffement climatique, le Premier ministre Manmohan Singh a déclaré qu'un passage progressif vers les énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, permettra à l'Inde de "faire [son] développement économique dans [un souci] d'efficacité énergétique."
Ce plan permettra également des améliorations dans la gestion de l'eau, dans l'agriculture dit durable, dans le maintien de l'écosystème himalayen, et dans l'exploitation de l'énergie solaire.
Interrogé par la BBC, M. Singh a déclaré "nous allons mettre en commun toutes nos connaissances scientifiques, techniques ; nos ressources humaines et financières afin de développer l'énergie solaire capable d'alimenter notre économie et de transformer la vie de notre peuple." "Notre objectif dans cette démarche est de changer le visage de l'Inde."
Toutefois, le plan ne rend pas obligatoire la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Actuellement, l'Inde rejette par an et par habitant 1,2 tonnes de CO2, tandis que les États-Unis en émettent près de 21 tonnes par personne. En citant cet exemple, le 1er ministre a indiqué qu'il devenait impératif que la région utilise plus d'énergies renouvelables pour lutter contre la pauvreté".
"Notre population veut accéder à un niveau de vie plus élevé, mais il veut aussi de l'eau potable pour boire, de l'air frais pour respirer, et une terre propre pour se déplacer", a t'il déclaré ensuite.
Malgré la promesse de l'Inde d'investir davantage dans les technologies propres, le charbon reste encore le combustible principal du pays (environ 60 % de la production).
Dans un rapport publié en juin, Goldman Sachs souligne que l'accélération du phénomène du réchauffemen climatique pourrait amputer considérablement un nombre considérable de terres cultivables, réduire la productivité et parallèlement accroître la menace de produits toxiques et de déchets chimiques dans l'environnement.
La Banque suisse Pictet & Cie se targue de s'être dotée de la plus grande installation solaire-froid de Suisse, et l'une des plus importantes d'Europe, installée sur le toit de son siège à Genève.
Elle a été conçue à la fois pour chauffer et refroidir les bâtiments : "Si nous avons préféré cette solution [au photovoltaïque], c'est qu'elle correspond le mieux à notre philosophie et à l'objectif visé", explique le groupe dans un communiqué : "parvenir à une réduction réelle de nos émissions de CO2." Le groupe justifie son choix par la volonté d'exploiter l'énergie solaire tout au long de l'année.
Aujourd'hui, 364 panneaux solaires recouvrent ainsi 600 m2 de son siège, qui peuvent fonctionner en mode chauffage ou climatisation. Le mode chauffage permet de réduire l'utilisation d'énergies fossiles, avec une économie annuelle équivalent à 25 000 litres de mazout, et d'environ 80 tonnes de CO2, selon les estimations de Pictet.
En 30 ans, la Banque devrait ainsi avoir « économisé » plus de 2000 tonnes de carbone. Cette installation permet également de climatiser environs 4000 m2 de bureaux durant la période estivale.
Cette installation est destinée à être combinée à d'autres solutions, telles que par exemple le recours à la vidéo-conférence pour limiter les voyages importants, et fait partie d'un plan complet de réduction des émissions carboniques.
Le soutien public à la production de biocarburants dans les pays de l’OCDE coûte cher, peine à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la sécurité énergétique, et se répercute fortement sur les prix mondiaux des produits végétaux ; tel est le constat d’un nouveau rapport sur les mesures qui visent à dynamiser la production et la consommation de biocarburants dans les pays de l’OCDE.
Sous le titre Évaluation économique des politiques de soutien aux biocarburants, ce rapport de l’OCDE indique que la viabilité des biocarburants est aujourd’hui largement tributaire du financement apporté par les pouvoirs publics. Aux États-Unis, au Canada et dans l’Union européenne, le soutien public destiné à la fourniture et à la consommation de biocarburants devrait avoisiner 25 milliards d’USD par an à l’horizon 2015, contre 11 milliards environ en 2006. Selon les estimations, le soutien aux biocarburants coûte entre 960 et 1 700 USD pour chaque tonne de gaz à effet de serre évitée (en équivalent CO2).

Le rapport invite les gouvernements à orienter plutôt leur action en faveur d’une moindre consommation d’énergie, en particulier dans le secteur des transports. Une plus grande ouverture des marchés des biocarburants et des matières premières correspondantes est également préconisée, pour gagner en efficience et abaisser les coûts. Il est recommandé de privilégier clairement les carburants de remplacement qui permettent de diminuer le plus possible la consommation de combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre. Sont également mises en avant les recherches susceptibles d’accélérer le développement de biocarburants de deuxième génération qui n’interfèrent pas avec les produits de base.
Bien que la réduction des émissions de gaz à effet de serre soit la première raison d’être des politiques axées sur les biocarburants, les résultats sont limités. Par rapport aux combustibles fossiles, l’éthanol tiré de la canne à sucre ? principale matière première utilisée au Brésil ? permet de réduire ces émissions d’au moins 80 %. Cependant, les pourcentages sont beaucoup plus faibles pour les biocarburants issus des matières premières utilisées en Europe et en Amérique du Nord.

Les biocarburants produits à partir de blé, de betterave sucrière ou d’huiles végétales parviennent rarement à faire baisser les émissions de plus de 30 à 60 %, et les performances de l’éthanol de maïs restent en général au dessous de 30 %. Au total, à supposer que le soutien aux biocarburants demeure inchangé, la réduction des émissions de gaz à effet de serre imputables aux carburants de transport atteindrait tout au plus 0,8 % en 2015.
L’impact des politiques en vigueur sur les prix mondiaux des produits végétaux, lié essentiellement à l’essor de la demande de céréales et d’huiles végétales, a son importance mais ne devrait pas être surestimé. La hausse des prix entraînée dans les 10 années à venir par les mesures actuelles de soutien aux biocarburants est estimée, en moyenne, à quelque 5 % pour le blé, 7 % pour le maïs et 19 % pour les huiles végétales.
Compte tenu de la loi promulguée en 2007 par les États-Unis sur l’indépendance et la sécurité énergétiques (EISA) et de la directive proposée dans le cadre de l’Union européenne sur les énergies renouvelables, les parts consacrées aux biocarburants pourraient s’élever dans les 10 prochaines années à 13 % de la production mondiale de céréales secondaires et à 20 % de la production mondiale d’huiles végétales, contre respectivement 8 pour cent et 9 pour cent en 2007.
Avec plus d'un million d'hectares plantés à ce jour, l'Inde reste l'un des leaders mondiaux de la culture du jatropha, une matière première utilisée pour la production de biodiesel.
Aux dernières nouvelles, ce chiffre est appelé à augmenter sensiblement avec la plantation de 15 000 hectares supplémentaires. Pour concrétiser cette extension, Hindustan Petroleum et l'Agence des énergies renouvelables Chhattisgarh (CREDA) se sont associés pour créer une co-entreprise.
Bien que les modalités financières de la transaction n'ont pas été divulguées, Hindustan Petroleum devrait prendre plus de 70 % de participation dans le capital de la nouvelle société. Elle aurait aussi reçu la totalité de la récolte de graines de jatropha, qu'elle devra ensuite transformer en biodiesel pour une commercialisation dans ses points de vente dans l'État de Chhattisgarh. Les terres utilisées pour la culture seront en définitive des friches délivrées par le CREDA.
L'Inde a effectué un certain nombre d'essais sur le biodiesel à base de Jatropha pour ses transports publics, tant sur les trains grandes lignes que sur les autobus publics.
Pour rappel, le Jatropha Curcas est une espèce de plante à fleur à grande longévité qui produit des graines capables de fournir de grandes quantités de diester. Elle peut produire jusqu'à 1900 litres de diester par hectare (bien plus que le colza). Elle est facile à cultiver et pousse en terre aride. A l'origine, cette graine fournit une huile qui était utilisée dans la médecine traditionnelle et dans l'alimentation du bétail.
Le groupe de travail piloté par le Prof. Gerd Klöck et le Dr. Anja Noke, biotechnologues de l'Institut des techniques environnementales et biologiques de l'Ecole supérieure spécialisée de Brême, concentre son travail sur le développement de nouveaux procédés d'utilisation industrielle des microalgues.
Dans ce cadre, il mène depuis le 1er juillet 2008 un projet sur l'amélioration des installations de biogaz, intitulé AlgenBiogas. Le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF) le soutient pour une durée de 3 ans, à hauteur de 245.000 euros au sein du programme "FHprofUnd" (recherche dans les écoles supérieures spécialisées en collaboration avec des entreprises).
Le biogaz produit dans les réacteurs contient, en plus du combustible recherché, le méthane, d'autres gaz comme du CO2 et du sulfure d'hydrogène (H2S). Si ces gaz sont présents en trop fortes concentrations et que la proportion de méthane tombe en dessous d'un certain seuil, alors le biogaz n'est plus utilisable pour la combustion.
L'objectif d'AlgenBiogas est le développement d'un procédé d'élimination du H2S et du CO2 dans le biogaz à l'aide de microalgues. Celles-ci peuvent en effet utiliser ces gaz pour augmenter leur propre biomasse. L'oxygène produit au cours de cette photosynthèse peut ensuite être éliminé par un procédé adapté. La biomasse de microalgues formée est ensuite utilisée comme substrat pour le processus de formation de biogaz. Auparavant, des substances utiles comme des acides oméga 3 et oméga 6 ou des caroténoïdes peuvent être extraites des algues.
Une installation pilote adaptée doit être construite et testée pendant plusieurs mois en lien avec une unité de biogaz, en collaboration avec les entreprises Algatec (Brême) et MT-Energie (Basse-Saxe). Les travaux de recherche et développement devraient déboucher sur la conception d'une installation commerciale, qui permettra de compléter des unités de biogaz neuves ou déjà en activité.
Un sous-projet parallèle, qui débute à l'Ecole supérieure spécialisée d'Anhalt permettra, entre autres, de choisir et de cultiver des microalgues adaptées et d'extraire des produits de la biomasse algale. Les partenaires de l'Ecole d'Anhalt dans ce projet sont le groupe BiLaMal , et les entreprises Stollberg et L.U.M. GmbH.
BE Allemagne numéro 393 (9/07/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55304.htm
La Grande-Bretagne revise à la baisse ses objectifs d'intégration des biocarburants, suite à la publication d'une étude démontrant leur responsabilité dans la hausse des prix alimentaires et leur bilan contestable en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
La ministre britannique en charge des Transports, Ruth Kelly, a évoqué le possible report de l'objectif d'intégration des biocarburants de 5%. Initialement prévu pour 2010-2011, il pourrait être reporté à 2013-2014 afin que soit mis en place un contrôle des moyens de production.
La ministre a suivi les recommandations d'un rapport commandé par le gouvernement, qui préconise de mettre un frein à l'incitation aux consommateurs tant que leur impact sur la hausse des prix alimentaires et la déforestation n'est pas maîtrisé.
Bien qu'elle "reconnaît que les biocarburants peuvent avoir un rôle important pour la réduction des émissions de carbone et dans la lutte contre le changement climatique", la ministre a estimé que "nous devons avancer avec précaution jusqu'à ce que nous soyons certains qu'une poursuite de la croissance et de l'usage [des biocarburants] optimise les bénéfices et réduit les risques."
Selon l'étude, les biocarburants pourraient être directement responsables d'une hausse de 15% des cours des céréales dans l'UE, et renforcer la pauvreté de cultivateurs. Elle préconise la promotion des biocarburants de seconde génération, issus de cultures non alimentaires ou de déchets agricoles.
L'Observatoire des énergies renouvelables (EurObserv'ER) vient de publier son rapport annuel qui se base sur les données de l'année passée (2007).
Ainsi, la consommation de biocarburants a connu une augmentation de 37,5% durant cette période pour atteindre 7,7 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) **. La consommation de biocarburants a continué à augmenter dans l’Union européenne mais à un rythme moins soutenu qu’en 2006.
Les biocarburants représentent aujourd'hui 2,6 % de l'ensemble des carburants utilisés dans les transports routiers en Europe. Rappelons que la directive européenne en la matière vise à augmenter la part des biocarburants à 5,75% d'ici 2010.
La répartition pour l'année 2007 a été la suivante :
1,17 million de tep pour le bioéthanol, (+ 33,8 % d'augmentation)
5,77 millions de tep pour le biodiesel (+ 41,7 %),
0,75 million de tep pour le biogaz et d'autres huiles végétales.
L’augmentation beaucoup plus importante de la consommation de biodiesel s’explique non seulement par la volonté des pays membres de remplir leurs obligations européennes vis-à-vis de la directive mais également par la situation préférentielle du diesel sur le marché européen (61,5 % de la consommation des transports routiers en 2006).
La consommation de biodiesel bénéficie de l’appel d’air lié aux importantes importations de diesel conventionnelles qui permettent de combler les besoins du marché européen.
L’augmentation moins importante de la consommation de bioéthanol (+0,36 Mtep) s’explique par une part de marché plus faible de l’essence en Europe (36,9 % de la consommation des transports routiers en 2006) mais également par la très forte augmentation des prix des céréales. Malgré ce contexte défavorable, la consommation européenne de bioéthanol carburant a pu continuer sa progression et ce pour plusieurs raisons : une partie des achats de céréales avait été contractualisée avec les exploitants agricoles avant la forte augmentation des prix, la production de bioéthanol à partir de betterave sucrière a été moins touchée et les importations de bioéthanol provenant principalement du Brésil ont fortement augmenté.
Sans surprise, l'Allemagne reste la plus grosse consommatrice de biocarburants, avec 4 millions de tep. La France maintient son cap et arrive en seconde position avec 1,4 millions de tep, suivi de l'Autriche (389 000 tep). L'Espagne a, en 2007, plus que doublé sa consommation de biocarburants (373 000 tep) et imposera l'incorporation de 5,8% en 2010.
Pour finir de le Royaume-Uni a, au cours de l’année 2007, également doublé sa consommation de biocarburants (349 000 tep) mais en même temps conteste le taux imposé par la directive Européenne. Le gouvernement du Royaume-Uni estime qu’un haut niveau d’incorporation de biocarburants ne peut pas être atteint de manière écologiquement durable, c'est pourquoi le taux d'incorporation en GB restera inférieur aux 5,75 %.
** 1 mètre cube de bioéthanol correspond à 0,51 tep et 1 mètre cube de biodiesel correspond à 0,78 tep.
Une étude menée ces derniers mois par l'Ademe a permis de définir une nouvelle méthodologie à appliquer pour la réalisation de bilans énergie, gaz à effet de serre (GES) et polluants atmosphériques locaux des biocarburants de 1ère génération.
Cette étude a en particulier analysé la sensibilité de la méthodologie aux 4 principaux facteurs déterminant les bilans, dont l’éventuel changement d'affectation des sols.
Cette étude a été lancée en juillet 2007 par l'ADEME conjointement avec l'Institut français du pétrole (IFP), le ministère de l’Ecologie, de l'Energie, de l’Aménagement du territoire et du Développement durable, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche (MAP) et l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC).
Elle répond en partie à l’une des recommandations du Grenelle de l’Environnement qui préconise que soit conduite une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération ».
Avec cette nouvelle méthodologie, l'ADEME lance dès aujourd'hui, avec les mêmes partenaires, les études nécessaires pour connaître les bilans des différentes filières de biocarburants
consommés en France.
Les données devraient être disponibles à la fin de l'année 2008.
Ceci prépare la mise en place plus large d’un dispositif permettant de garantir le caractère durable des biocarburants, en lien avec les travaux en cours au niveau européen.
Biocarburants : un bilan énergie et gaz à effet de serre dépendant de 4 facteurs clés
L'étude révèle que quatre facteurs sont déterminants dans le bilan énergie et gaz à effet de serre des biocarburants de 1ère génération :
Le changement d’affectation des sols :
Ce changement peut être direct (une forêt est remplacée par un sol affecté aux biocarburants) ou indirect (lorsqu’une culture énergétique remplace une culture alimentaire qui est déplacée sur une prairie ou une forêt).
Ainsi, si les puits de carbone que sont les prairies et les forêts sont transformés en terres de culture pour des biocarburants, le carbone stocké est largué dans l’atmosphère et le bilan d'émissions de GES devient très négatif. Il faut par exemple 200 ans pour revenir à un bilan CO2 positif quand une forêt est abattue au profit d’une culture destinée à la production de biocarburant.
Pour ce qui concerne la France et l’Europe, compte tenu des règles de la Politique Agricole Commune (PAC) qui restreignent la conversion des prairies permanentes et du fait que les biocarburants sont produits sur des terres arables, il n’y a pas de changements direct d’affectation des sols, note l'étude.
En revanche, la question des dispositions applicables aux biocarburants et matières premières agricoles importés reste posée et l’étude recommande un suivi international de l’utilisation des sols, ainsi qu’un approfondissement des études existantes relatifs aux changement d’affectation
indirects, dans l'objectif d'aboutir a un mode de prise en compte explicite.
La répartition des consommations et des émissions de GES entre produits et coproduits
Pour répartir les émissions de GES entre les biocarburants (le produit principal) et les coproduits
de fabrication (par exemple drèches ou tourteaux destinés principalement à l'alimentation animale), l’étude recommande de se baser sur le contenu en énergie respectif des biocarburants et des co-produits. Cette préconisation rejoint celle de la proposition de directive européenne relative à la promotion des énergies renouvelables.
Les quantités de N2O émis à la suite de l’épandage d’engrais azotés pour la fertilisation des sols cultivés en fonction du type de cultures et de la nature des sols.
Le protoxyde d'azote (N2O) est à fort pouvoir de réchauffement global (296 fois supérieur à celui du CO2). L'incertitude sur le calcul de ces émissions reste grande principalement à cause du facteur de conversion engrais azoté- N2O atmosphérique, c'est-à-dire le pourcentage d’azote appliqué sur la parcelle qui est réémis dans l’atmosphère sous forme de N2O. Ce facteur varie selon les analyses internationales entre moins de 1 % et 5 %. L’étude recommande de retenir la valeur de 1,33 % préconisée par l’IPCC (Panel intergouvernemental sur le changement climatique).
L’étude recommande en outre de poursuivre les travaux de l’INRA pour obtenir des facteurs d’émission spécifiques des cultures françaises.
Les émissions de GES et des consommations d'énergie pendant la phase de
construction des infrastructures (silos, bâtiments agricoles, usines) et équipements (tracteurs, machines) nécessaires à la production des biocarburants.
Certaines analyses laissent penser que, pour les étapes agricoles, cet amortissement pourrait ne pas être entièrement négligeable (supérieur au seuil de coupure prévu par la norme analyse de cycle de vie - ACV). Cependant, l’objectif de ces ACV est de comparer les filières biocarburants et les filières pétrolières pour lesquelles ces émissions ne sont pas comptabilisées. L’étude recommande donc, par souci d’homogénéité avec la méthodologie appliquée dans les bilans des filières pétrolières, de ne pas prendre en compte l’amortissement des infrastructures et équipements agricoles.
En 2002, une première étude de l'ADEME/Ministère de l’Industrie avait conclu au bilan positif des biocarburants en terme d'émissions de CO2 et de gain énergétique (60 % pour le bioéthanol produit à partir de blé et de betterave et 70 à 75 % pour le diester produit à partir de colza et de tournesol).
En 2007, des divergences sont apparues entre les méthodes d'analyse du cycle de vie et du bilan environnemental des biocarburants déployées par les différents Etats membres de l'Union européenne. C'est pourquoi, l’ADEME, conjointement avec l’IFP, le ministère du Développement durable, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, l’ONIGC, a lancé dès juillet 2007 un appel d’offre pour une étude sur « la méthodologie à appliquer pour établir le référentiel des bilans d’énergie, de GES et des polluants atmosphériques locaux des biocarburants de 1ère génération en France ».
Elaboration d’un référentiel méthodologique pour la réalisation des analyses de cycle de vie appliquées aux biocarburants de 1ère génération en France
Les objectifs :
Les filières biocarburants étudiées :
éthanol de blé, betterave, maïs, canne à sucre (importé) ; biodiesel de colza, tournesol, huiles animales, palme (importé), soja (importé), huile végétale pure ; essence SP 95, gazole.
La filière d’incorporation de l’éthanol sous forme d’ETBE est indirectement prise en compte via l'étude de l'éthanol ; un bilan plus spécifique sera effectué dans les études ultérieures
Un comité de pilotage réunissant : ADEME, IFP, ministère du Développement durable, MAP, ONIGC a eu pour rôle le suivi et l’approbation des travaux.
Un comité technique réunissant des représentants de centres techniques ; de filières agricoles ; des filières industrielles des biocarburants, du pétrole et des déchets ; des constructeurs automobiles et d’associations environnementales a eu pour rôle de valider les aspects techniques et de fournir les éléments nécessaires au consultant.
La Suède a reçu cette semaine sa première livraison d'éthanol brésilien certifié "durable". Les 115 millions de litres importés cette semaine répondent en effet à un certain nombre de critères sociaux et environnementaux.
4 producteurs brésiliens, Alcoeste, Guarani, Coeste et NovAmerica ont accepté d'être contrôlés par un organisme indépendant chargé de vérifier le bon respect de critères mis en oeuvre par le groupe Sekab.
Ces critères visent notamment à garantir la non déforestation de la végétation en général et de celle de l'Amazonie en particulier, le non recours au travail des enfants et le respect de salaires minimums.
Le bénéfice de l'éthanol en matière d'émissions de CO2 tout au long de la chaîne de production et de distribution est également évalué. Au moins 30% de la production doit s'effectuer mécaniquement. Cette proportion devra s'élever à 100% d'ici 2014. Les critères imposés devraient permettre de réduire de 85% les émissions de CO2 produites lors de la production et du transport, estime Sekab. Selon le vice-président de la société, Anders Fredriksson, cité par l'AFP, "l'éthanol brésilien est, de loin, le biocarburant qui garantit la plus importante réduction des émissions de CO2".
Les livraisons vers la Suède doivent se poursuivre jusqu'en mars 2009 et alimenter à partir d'août prochain quelques 100 000 propriétaires suédois de véhicules E85.
L'éthanol "durable" représente un coût de 5 à 10% supérieur à l'alcool de canne à sucre produit habituellement au Brésil.
Lire aussi : Sekab, l'éthanol estampillé durable
Les agrocarburants ne sont pas la réponse aux changements climatiques, ni à la crise pétrolière. Oxfam publie aujourd’hui son rapport "Une autre vérité qui dérange". Il évalue les politiques actuelles en matière d’agrocarburants en apportant une attention particulière à leur impact sur les pays du Sud.
Le rapport établit que la politique en vigueur mène à l’insécurité alimentaire et à l’inflation, et ne répond en aucune manière aux crises climatique et pétrolière. Les plus pauvres sont touchés le plus durement par ces effets. La hausse mondiale des prix alimentaires serait également due, à hauteur de 30%, aux évolutions que connaît le marché des agrocarburants.
La demande croissante en agrocarburants accroît en réalité les problèmes climatiques. Les cultures destinées aux agrocarburants, comme l’huile de palme, prennent la place des puits de carbone que sont les forêts et les sols tourbeux. L’utilisation de ces sols pour les nouvelles cultures est responsable d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Oxfam estime que l’objectif de 10% de consommation d’agrocarburants fixé par l’UE augmentera les émissions de telle sorte qu’en 2020 elles seront 70 fois supérieures aux émissions que l’UE espèrait éviter en ayant recours aux agrocarburants.
Le rapport établit également que les agrocarburants ne représentent pas non plus l’instrument adéquat pour diminuer la dépendance alimentaire des pays riches. Même si l’ensemble de la production mondiale de sucre et de grain était transformée en éthanol, nous ne pourrions baisser notre consommation d’essence et de diesel que de 40%. Les autorités ne peuvent pas utiliser les agrocarburants comme prétexte pour repousser la prise de mesures urgentes en matière d’énergie et de transport. Souvent moins chères, des mesures telles que l’investissement dans les transports publics et l’utilisation intelligente de l’énergie doivent parvenir à réduire la demande toujours croissante en carburants fossiles. Les pays riches doivent aussi mettre fin aux subsides et avantages fiscaux liés à l’utilisation d’agrocarburants.
La production d’agrocarburants a souvent lieu, dans le Sud, dans des conditions écologiques et sociales qui laissent à désirer. Le rapport montre, au moyen d’un certain nombre d’exemples, comment sont bafoués les droits liés à la terre ainsi que les normes fondamentales régissant le travail. Une telle production extensive, sans souci de durabilité et destinée à l’exportation vers les pays riches, n’est pas susceptible d’aider les pays en développement. Dans le contexte actuel de crise alimentaire, l’agriculture doit avant tout assurer la sécurité alimentaire.
Les pays riches doivent rapidement revoir les objectifs fixés en matière d’utilisation d’agrocarburants et procéder au gel immédiat de toute nouvelle initiative en la matière. L’Europe a encore la possibilité d’adapter sa politique en matière d’agrocarburants, dans le cadre de la Directive Energie Renouvelable, à une vision axée sur le développement durable. Les implications sociales doivent faire partie de cette démarche au même titre que les aspects écologiques.
En juillet, le projet de Directive sera voté au sein de deux commission du Parlement européen. L’UE espère encore arriver à une décision en la matière avant la fin de cette année.
La société israélienne Seambiotic expérimente depuis plusieurs année la production de micro-algues destinées à produire des biocarburants ou des compléments alimentaires. Mieux, la culture des algues peut être directement associée à la production d'électricité, en absorbant les émissions de carbone issues de la combustion.
Seambiotic explique avoir testé la production de plusieurs espèces, susceptibles de produire des biocarburants, ou de servir de complément alimentaire pour l'alimentation humaine ou animale.
La ferme pilote implantée près de la ville d'Ashkelon, en Israël, fonctionne en étroite collaboration avec la compagnie d'électricité Israeli Electric Corporation, faisant ainsi d'une pierre deux coups : les algues se nourrissent des gaz émis par la centrale réduisant ses rejets issus de la combustion dans l'atmosphère, et produit des biocarburants qui peuvent être utilisés pour l'exploitation de la centrale.
Seambiotic précise que la culture d'algues, contrairement a celle du maïs ou de la canne à sucre ne sacrifie pas de cultures alimentaires au profit des biocarburants. Elle se trouve particulièrement adaptée aux régions côtières arides, pour peu qu'elles disposent d'un ensoleillement suffisant à la croissance des algues.
Seambiotic a annoncé cette semaine la création d'une entreprise commune avec Inventure Chemical, destinée à prouver la viabilité à grande échelle de la culture d'algues. Seambiotic apportera ses espèces à haut rendement nourries au CO2 et Inventure son procédé de conversion des huiles végétales en éthanol, en biodiesel et autres produits chimiques
Étienne Lebas, chercheur à l'IFP, vient d'être sélectionné comme lauréat de l'édition 2008 du concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes, organisé par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, pour son projet d'essaimage Cogebio.
Démarré en juillet 2007, le projet Cogebio porte sur le développement d'un procédé, breveté par l'IFP, de production d'électricité et de chaleur par combustion de biomasse.
Le procédé permet de générer de l'électricité à partir de la biomasse avec un rendement deux à trois fois supérieur aux systèmes disponibles actuellement, dans une gamme de puissance de 30 à 200kWe.
L'ensemble est conçu sous la forme d'un module monté en usine, facilement transportable et d'installation rapide. Il accepte tout type de biomasse : plaquettes forestières, écorces, sciure, déchets végétaux, etc. Il est principalement destiné aux industriels aux agriculteurs disposant de ressources en biomasse ainsi qu'aux collectivités en milieu rural.
Pour l'IFP, la production décentralisée d'électricité apparaît comme particulièrement adaptée à la biomasse dont le coût est largement conditionné par celui du transport. Ce système permettrait d'exploiter des ressources énergétiques renouvelables jusqu'alors difficilement valorisables.
Un premier pilote devrait être installé au sein d'une chaufferie communale, annonce l'IFP sans en préciser le lieu.
Cofathec, filiale de Gaz de France, va construire et exploiter pendant 20 ans une unité de cogénération (production d'électricité et de chaleur) utilisant un procédé innovant de gazéification de bois venant de la ressource forestière pour le compte de Finergaz, également filiale du Groupe.
Cofathec a été sélectionné par le Ministère de l'Environnement pour la construction de cette installation, baptisée CéGaz sur le site de l'usine papetière du groupe canadien Cascades, situé à La Rochette (Savoie), dans le cadre du second appel d'offres portant sur des installations de production d'électricité à partir de biomasse.
Mis en service à partir de 2010, le projet CéGaz dotera la papeterie d'une unité de gazéification de bois. Le gaz produit alimentera trois moteurs, qui entraineront des alternateurs produisant en moyenne 5,7 MW d'électricité. La récupération de la chaleur sur le gazéifieur de bois et sur les moteurs permettra de produire 10 tonnes de vapeur par heure et 2 MW de chauffage par eau chaude. Basée sur un procédé élaboré par l'entreprise autrichienne Repotec, cette technologie sera mise en ?uvre pour la première fois dans l'industrie française avec le projet CéGaz.
Le montant de l'investissement nécessaire à la réalisation de l'installation sera de l'ordre de 30 millions d'euros financé par le groupe Gaz de France et permettra notamment de créer trois emplois de service et une quinzaine d'emplois indirects dans la filière pour la récolte et l'approvisionnement en biomasse.
Selon Cofathec, l'installation devrait éviter chaque année le rejet de 7 500 tonnes de CO2 dans l'atmosphère. En effet, la future unité de gazéification permettra au site de ne presque plus utiliser les énergies fossiles puisque le fuel jusqu'alors utilisé, couvrant 20 % des besoins en chaleur, sera fortement réduit au profit de la biomasse.
Les 40 millions de kWh d'électricité produits simultanément, soit l'équivalent de la consommation énergétique annuelle de 16 000 foyers, seront pour leur part réinjectés sur le réseau de transport d'électricité.
Pour son fonctionnement, la centrale utilisera chaque année environ 25 000 tonnes de plaquettes forestières, 34 000 tonnes d'écorces et 2 000 tonnes de boues papetières qui lui seront fournies par le groupement professionnel Bois Promotion Rhône Alpes, le Groupe Coopération Forestière et l'Office National des Forêts. Cet approvisionnement s'effectuera dans un rayon moyen d'environ 100 km autour de l'installation de manière à limiter les émissions de CO2 liées au transport de la biomasse et à dynamiser l'économie locale, ajoute le communiqué.
De son côté, la société québécoise Cascades, qui exploite la fabrique de carton de la Rochette, en profite pour annoncer le démarrage sur ce même site d'un turbo-alternateur alimenté à la biomasse. Cette installation promet une production de 5,4 MWh annuels, et a représenté un coût de 2 millions d'euros.
La Suisse fêtait lundi les deux ans de la première pompe à bioéthanol installée dans le pays. Elles sont aujourd'hui 38, qui alimentent un parc de 3 000 véhicules.
La plupart des stations à E85 (85% d'éthanol, 15% d'essence) se trouvent en Suisse alémanique, seules 5 le distribuent en Suisse Romande. 3 000 véhicules immatriculés dans le pays utilisent le bioéthanol, sur un parc total de 4 millions de véhicules hélvétiques.
Le Groupe d'intérêt pour la diffusion et la promotion du bioéthanol suisse (GI-BioE) l'assure : l'E85 suisse n'entre pas en concurrence avec les cultures alimentaires, ni même avec le fourage, puisque sa production est issue des déchets de bois. L'éthanol peut ainsi être produit directement dans le pays, à Attisholz. (SO)
L'installation de 4 nouvelles stations est prévue pour cette année.
A la recherche d'une solution économiquement viable et durable, Japan Airlines (JAL) a annoncé lundi qu'elle réalisera un vol d'essai d'une heure environ d'ici la fin de Mars 2009, en utilisant des biocarburants de deuxième génération.
En coopération avec l'avionneur Boeing et le motoriste Pratt & Whitney, la compagnie niponne effectuera un vol de démonstration afin d'accélérer la recherche actuelle sur le développement de nouveaux biocarburants.[BRK1]
Le biocarburant sélectionné sera mélangé avec du carburéacteur. Il sera testé sur l'un des quatres moteurs d'un Boeing 747-300, équipé des moteurs Pratt & Whitney JT9D. Pour le moment, les biocarburants à utiliser n'ont pas encore été validés. Boeing effectuera d'ici la fin du mois d'août 2008, une première évaluation de différents biocarburants proposés, après quoi, les plus performants seront sélectionnés. Dans le cadre de ces essais qui débuteront fin 2008, Japan Airlines fournira à la fois les aéronefs et le personnel de bord.
Ce vol constituera le premier essai réalisé par un transporteur asiatique, et la première utilisation de moteurs Pratt & Whitney. L'objectif est de trouver un carburant de substitution qui permettra de réduire l'impact des émissions de dioxyde de carbone (CO2) générées par l'industrie de l'aviation, tout en réduisant la dépendance des carburants à base de pétrole.
Les biocarburants de seconde génération ne doivent pas entrer en concurrence avec l'alimentation humaine de base. Ceux de la première génération, fabriqués à partir de maïs et de soja par exemples, utilisent généralement de vastes zones de terres cultivables.
Japan Airlines mène depuis quelques années, une série de mesures qui contribuent à réduire son empreinte sur l'environnement. Le groupe vise ainsi une réduction de 20% de ses émissions de CO2 (par ATK) d'ici 2010, par rapport à son niveau de 1990. Selon JAL, le seuil des 16 % a d'ores et déjà été atteint.
Enfin, le renouvellement de la flotte, avec l'introduction d'avions plus économes en carburant, devient indispensable pour les groupes de transport aérien. Japan Airlines l'a renouvelé à hauteur de 30 % au cours des cinq dernières années (= 90 appareils). La compagnie attend encore la livraison de plus de 80 nouveaux avions, y compris le Boeing 787 Dreamliner, le concurrent direct de l'airbus A380.[BRK2]
C’est en étudiant les mécanismes de mort cellulaire provoquée par une souche de levure transformée par un gène humain que l’équipe du laboratoire IBGC (Institut de Biochimie et Génétique Cellulaires) de l’Université Bordeaux 2 / CNRS a pu observer des conséquences étonnantes : la levure, cultivée en condition d’anaérobie, présente une résistance accrue à l’éthanol.
Selon les chercheurs, cette souche de levure permettrait :
Grâce à Aquitaine Valo, dispositif de Valorisation de la recherche de l’Université de Bordeaux en partenariat avec l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, le laboratoire cherche à mettre en place une collaboration avec des industriels afin de mieux caractériser l’action du mutant présentant une résistance au stress éthylique.
Une telle obtention déboucherait sur la protection d’une souche de levure transformée et sur le dépôt d’un brevet, et de ce fait, sur une amélioration certaine du processus général de production de bioéthano