Selon des chercheurs de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA), la zone de l'Arctique couverte par les glaces pourrait atteindre une superficie des plus petites jamais enregistrée depuis 30 ans d'observation.
"La banquise de l'océan Arctique a continué à diminuer depuis le début du mois d'avril au point d'atteindre les niveaux de l'an dernier", préviennent les chercheurs du Jaxa dans un rapport qui se base sur l'analyse d'images par satellite.[BRK1]
La zone couverte par une banquise permanente, dans l'océan Arctique, s'est réduite "considérablement" ces dernières années, atteignant la moitié de sa superficie en 2005, soulignent-ils.
"La réduction des zones couvertes de glaces permanentes signifie que la glace, dans l'océan Arctique, est de plus en plus fine chaque année", poursuit le rapport.
Par ailleurs, l'Agence spatiale japonaise (JAXA) et la Banque Mondiale ont signé le 17 avril un accord pour l'utilisation des données du satellite japonais ALOS. ALOS contribuera à l'amélioration des mesures d'adaptation au changement climatique en Amérique Latine et dans les Caraïbes.
Le satellite contribue déjà à l'étude du recul des glaciers tropicaux dans les Andes. Il sera dorénavant utilisé pour améliorer l'implémentation de toute une série de projets d'adaptation développés par la Banque Mondiale dans cette région, comme par exemple : le programme INAP (Integrated National Adaptation Program) en Colombie, le programme Support the Caribbean, ou encore un programme d'adaptation au changement climatique dans le Golfe du Mexique.[BRK2]
Selon un rapport du Ministère américain à l'Energie (DOE), les Etats-Unis pourraient répondre à 20% de leurs besoins électriques grâce à l'énergie éolienne d'ici à 2030.
Un rapport publié lundi examine la faisabilité technique d'un tel objectif, qui permettrait au pays d'économiser 7,6 gigatonnes cumulées de CO2 d'ici à 2030, et 825 millions de tonnes par an à partir de cette date.
Si le rapport estime que le marché de l'éolien est "viable et commercialement mature", son développement nécessitera de relever un certain nombre de défis, dont l'amélioration du réseau, de la fiabilité et de l'interopérabilité des systèmes éoliens, et l'augmentation des capacités manufacturières sur le territoire américain pour fournir les turbines.
Selon le scénario envisagé, le DOE estime que pour atteindre 20% d'énergie éolienne en 2030, les installations annuelles devront être plus que multipliées par 3. De 2000 nouvelles installations par an en 2006, elles devront passer à près de 7 000 en 2017. Pour une capacité installée qui passerait de 16,8 GW en 2008, à 304 GW en 2030.
Les coûts de l'intégration dans le réseau de l'énergie éolienne, intermittente, sont jugées modestes : de l'ordre de 0,5 cents par kWh.
Aucune contrainte matérielle ne paraît susceptible d'entraver le développement de l'éolien, ce, même si la demande de cuivre, de fibre de verre et autres matières premières augmente.
Enfin, le rapport insiste sur le fait que les questions liées à l'implantation et la répartition des coûts des nouvelles lignes doivent être résolues avant tout.
"Le rapport souligne à juste titre qu'une plus grande pénétration des énergies renouvelables - comme le vent - dans notre réseau électrique devra être associée non seulement à des technologies avancées d'intégration, mais aussi de transmission" insiste le sous-secrétaire d'état à la transmission de l'électricité et la fiabilité énergétique.
"Dans de nombreux cas, les ressources les plus solides d'énergies renouvelables sont situées dans des régions éloignées, et si nous voulons être en mesure de fournir de nouvelles sources d'énergie propre et abondante aux centres de population, nous avons besoin de capacités de transmission supplémentaires."
L'année dernière, les Etats-Unis sont parvenus à une capacité cumulée de 16 818 MW, avec plus de 5 000 MW installés en 2007. L'éolien a représenté 30% de ces nouvelles capacités installées, en deuxième place après le gaz. 9 milliards de dollars ont été investis en 2007.
Le véhicule Smart Fortwo est commercialisé aux États-Unis depuis le début de l'année 2008. Il est positionné dans le haut du classement en terme de rendement énergétique, juste derrière la Prius, le modèle hybride de Toyota.
Selon l'Agence américaine de Protection pour l'Environnement (EPA), la consommation en carburant du modèle Smart Fortwo est de 7,3 litres au 100 km en ville contre 5,9 litres sur autoroute. La prius fait mieux puisqu'il consomme respectivement 5,0 litres et 5,4 litres.
Cependant, la version européenne de la Smart semble beaucoup plus efficace que sa cons?ur américaine car elle atteint 4,8 litres au 100 km (sur autoroute). Cette différence tiendrait aux changements effectués (boîtes de vitesse automatique, climatisation, etc.) sur la voiture lors de son adaptation au marché américain.
Le modèle de base est vendu aux alentours de 11 590 dollars (soit 7 500 euros) et demeure beaucoup plus abordable que ses cousins hybrides ou même que la Mini Cooper. Il apparaît que les concessionnaires sont le plus souvent en ruptures de stocks et certains américains n'hésitent pas a aller s'en procurer au Canada !
La Smart devrait connaître le succès qu'elle mérite outre-atlantique, à moins que Volkswagen lui ravisse un jour la vedette avec le très attendu Golf hybride (consommation prévue de 3,4 litres au 100 km) dont le lancement est attendu en fin d'année sur le continent européen.
Total annonce l’acquisition, dans le cadre du dernier appel d’offre lancé par les autorités australiennes, d’une participation de 50 % dans deux permis offshore dans le bassin de Vulcan, conjointement avec Apache (opérateur, 50 %), et d’un permis offshore (opérateur, 100 %) dans le bassin de Browse, au nord d’Ichthys.
Les deux permis AC/P 42 et AC/P 43 dans le bassin de Vulcan sont d’une superficie de 1 925 et 1 465 kilomètres carrés, et sont situés à environ 300 kilomètres au nord est d’Ichthys et 300 kilomètres des côtes, par des profondeurs d’eau allant de 15 à 550 mètres.
Total est déjà partenaire d’Apache depuis 2007 sur le permis AC/P37 situé dans le North West Shelf australien. Le Groupe opère les horizons inférieurs de ce permis offshore avec un intérêt de 80 %, Apache opérant les horizons supérieurs.
Le permis WA-408P détenu à 100 % par Total est de 1 694 kilomètres carrés, et est situé à 45 kilomètres au nord d’Ichthys, par des profondeurs d’eau allant de 300 à 400 mètres.
Cette dernière acquisition renforce la position de Total sur le bassin de Browse dans le North West Shelf australien. Le Groupe y possède depuis 2006 une participation de 24 % dans le permis WA-285P, qui couvre le champ d’Ichthys pour lequel un projet de gaz naturel liquéfié est à l’étude et devrait entrer en production vers le milieu de la prochaine décennie.
Peut-être pourra-t-on un jour voir des nénuphars solaires flotter à la surface du fleuve Clyde, qui traverse Glasgow. C'est en tout cas ce qu'espèrent Peter Richardson et son équipe d'architectes, qui viennent de remporter le prix de l'International Design Award (IDA).
"Dans les villes du monde entier, on trouve des voies d'eau, des canaux et des rivières mal utilisés. (...) Pour la plupart des gens, [ils] offrent une meilleure qualité de vie et d'environnement. Notre projet se propose de stimuler l'activité fluviale et le changement, en proposant que la surface soit utilisée pour exploiter la puissance de l'énergie solaire à une grande échelle."[BRK1]
L'énergie pourra ensuite être transmise au réseau de la ville pour en réduire l'empreinte carbonique.
Les nénuphars peuvent être facilement démontés et sont simplement ancrés au lit de la rivière. Des moteurs intégrés peuvent faire tourner les disques, de manière à optimiser leur orientation au fil de la journée.
Imaginé par un cabinet d'architecte de Glasgow, le concept a été proposé au conseil municipal dans l'espoir qu'il puisse être un jour mis à l'eau.[BRK2]
Au Japon, le METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) va établir au mois de juin 2008 des centres de référence en R&D sur le photovoltaïque.
Le but premier de cette démarche est de dynamiser la R&D de cette technologie, qui au Japon est considérée comme la plus prometteuse parmi les énergies renouvelables, et qui permettrait d'atteindre l'objectif global de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
Le projet rassemblera le gouvernement, les industriels et les universitaires. L'objectif est d'atteindre d'ici 2030 des rendements de conversion de 40%, et de baisser le coût de l'électricité photovoltaïque afin de s'aligner sur celle du thermique.
Les centres de référence seront sélectionnés par le biais de la NEDO (agence de financement de la recherche sur projets du ministère de l'économie) parmi les laboratoires universitaires et industriels. Des groupes de R&D seront constitués par thèmes : stockage de l'énergie, matériaux permettant de fabriquer des cellules plus fines par exemple. La coopération avec des organismes de recherche étrangers est également envisagée.
La durée maximale d'un projet sera de 7 ans et des objectifs de résultat seront définis pour chacun. Le budget pour l'année fiscale 2008 (avril 2008 - mars 2009) est de 2 milliards de yens (12,5 millions d'euros).
BE Japon numéro 481 (9/05/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54583.htm
Le groupe Suez présente un chiffre d'affaires trimestriel (au 31 mars 2008) de 13,7 milliards d’euros, en progression de + 12,3 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Le Résultat Brut d’Exploitation de 2,3 milliards d’euros (+ 11,4 %) est conforme aux attentes du Groupe, qui confirme son objectif d'une croissance de cet indicateur d’environ + 10 % pour l'exercice 2008.
Le Résultat Opérationnel Courant à 1,7 milliard d’euros est également en progression et reflète l’amélioration de la rentabilité dans l’électricité, notamment en raison d’une très forte performance dans l’électricité au Brésil (ventes spot). Les Etats-Unis (électricité et GNL), la France et l’Espagne, contribuent significativement à cette progression, de même que les Services à l’Energie en Europe et l’Environnement en Europe et à l’International.
La dette nette s’établit à 13,1 milliards d’euros, elle est stable par rapport à fin décembre 2007.
La croissance organique en hausse de 9,9 % s'explique par plusieurs facteurs. Tout d'abord, par une augmentation des ventes d’électricité qui s'élèvent à 3 506 millions d’euros contre 3 075 millions d’euros à fin mars 2007 (+ 13,8 %). Ensuite, les ventes de gaz réalisées par Electrabel (+ 26 %) bénéficient principalement de l’évolution du prix du gaz (augmentation tarifaire intervenue au 1er octobre 2007). Quant à Distrigaz, cette dernière profite d'une forte augmentation des ventes d’arbitrage grâce à des conditions de marché plus favorables.
Enfin, à l'international, les ventes du groupe progressent de + 23,4 % (soit + 346 millions d’euros) en croissance organique :
L’Amérique Latine (+ 149 millions d’euros), grâce à l’accroissement des ventes d’électricité spot au Brésil (+ 100 millions d’euros) ; l’augmentation des ventes au Pérou (+ 19 millions d’euros) et au Chili (+ 29 millions d’euros) et s’explique principalement par l’augmentation des prix.
L’activité Gaz Naturel Liquéfié (+ 82 millions d’euros) : poursuite de l’activité d’optimisation à partir de Londres dans un contexte de prix plus élevés et saisie d’opportunités d’arbitrage (5 cargos au lieu de 1 au 1er trimestre 2007).
L’Amérique du Nord (+ 73 millions d’euros), principalement grâce aux succès commerciaux de SERNA (SUEZ Energy Resources North America, fournisseur d’électricité aux consommateurs commerciaux et industriels aux Etats-Unis) ainsi qu'au progrès de l'activité des centrales "merchants".
L’Asie/Moyen-Orient (+ 42 millions d’euros) grâce au développement dans les pays du Golfe (+ 19 millions d’euros, dont l’impact de la mise en service de Sohar Power Company fin mai 2007), et à l’évolution positive
Cette ampoule basse consommation distribuée par Viatek prétend purifier l'air ambiant en se débarrassant de ses polluants.
La première utilisation reste l'éclairage et selon Viatek, cette ampoule de 15 Watts donne une lumière comparable à celle consommant 60 Watts. L'ampoule a une durée d'éclairage de 10 000 heures, soit 10 fois plus longtemps que les ampoules classiques.[BRK1]
L'argument de vente de ce produit semble être également son ionisateur d'air intégré en charge de capter les particules en suspension dans l'air qui arborent vos pièces et qui sont les causes d'allergies (pollen) et autres mauvaises odeurs (fumée de cigarette, cuisine, etc.). Cependant, il faut savoir que les purificateurs ioniques restent controversés quant à savoir s'ils sont réellement efficaces.
Mais l'idée d'ajouter une fonction secondaire à une ampoule basse consommation demeure tout de même intéressante, puisque chaque pièce dispose généralement d'au moins une ampoule.
L'ampoule Viatek ionique est actuellement disponible à la vente sur quelques sites internet dont Amazon, pour environ 15 dollars.[BRK2]
Allant à l'encontre de la proposition de la Commission de Régulation de l'Energie, le gouvernement a décidé de ne pas procéder à une nouvelle hausse des tarifs du gaz au 1er juillet.
La semaine dernière, la CRE préconisait de répercuter sur les tarifs régulés du gaz la hausse de 5,6% des coûts d'entretien des canalisations. Hausse non contestée par le gouvernement, et qui aurait dû être répercutée sur les factures, soit + 1,5% à partir du 1er juillet prochain.
Mercredi dernier, Jean-Louis Borlo, ministre de l'Ecologie, a assuré qu'il n'en serait rien. "La question du pouvoir d'achat a été prise en compte", a confirmé Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation.
Le Parisien relate l'étonnement exprimé par la CRE concernant l'illégalité d'un telle décision. Dans les colonnes du quotidien, elle rappelle que GDF est tenu par la loi (article 7 alinéa 2 de la loi du 3 janvier 2003) de "répercuter l'ensemble de ses coûts."
Luc Chatel a par ailleurs rappelé la mise en place prochaine d'un tarif social du gaz pour 750 000 familles modestes, qui correspondrait à une aide de 100 ? par an . Cette aide pourrait voir le jour à la fin 2008.
Dri companies, une entreprise californienne, a mis au point des panneaux solaires photovoltaiques (PV) autocollants à destination des toitures qui disposent d'une surface horizontale plane.
Ainsi, le matériau adhésif utilisé permet une installation deux fois plus rapide que les panneaux solaires classiques montés en racks. Cette nouvelle façon d'intégrer les panneaux PV aux toitures diminuerait les coûts liés à la pose d'environ 70 %, selon ses concepteurs. De même, l'utilisation du téflon sur la partie supérieure du module, en réduit considérablement le poids, ce qui autorise une installation sur la plupart des toits sans renforcement préalable des structures.
"Le solaire doit faire partie de l'enveloppe extérieure du bâtiment et un nouveau pas dans cette direction a été franchi", "l'idée était de créer un nouveau produit qui s'intègre au mieux à la toiture" a déclaré Stephen Torres, chef d'exploitation du modèle "Lumeta".

Un seul panneau solaire possède une surface de 3 mètres carrés (2,44m x 1,22m). La profondeur est de seulement 0.33 inches (soit 0,83 cm ) pour un poids de 8,3 kg par m2. Il est composé de 160 cellules de 125x125 mm en silicium monocristallin et demeure capable de produire 380 WattP.
D'un côté, les panneaux sont plus légers, donc plus faciles à transporter et à installer. Mais de l'autre, une baisse du rendement solaire est à prévoir de part le système d'adhésif à plat par rapport aux panneaux traditionnels qui bénéficient eux, d'une meilleure exposition au soleil grâce aux réglages d'inclinaison.
Ces panneaux solaires adhésifs sont uniquement disponibles pour des toits d'immeubles ou d'entreprises. Pour le résidentiel, la société a conçu des tuiles solaires légères intégrées aux toitures mais inclinées cette fois.
Selon Eivind Reiten, le PDG de la société Hydro, miser sur le solaire est décisif pour le développement futur du marché de l'aluminium.
Les bâtiments recouverts d'aluminium avec des films de cellules solaires donneront à Hydro une avance concurrentielle sur le marché de l'aluminium pour les prochaines années. "Dans 10 ans, Hydro sera toujours une société impliquée dans l'aluminium et nous allons fortement nous engager dans l'énergie solaire et les autres énergies renouvelables, autres que l'énergie hydraulique où nous sommes déjà importants. Nous développons l'énergie solaire parce que nous pensons que c'est nécessaire à la croissance de la production d'aluminium que nous souhaitons atteindre dans les prochaines années".
Dans le domaine de l'énergie solaire, Hydro veut investir dans le développement de la technologie et dans les systèmes de construction avec des panneaux solaires. "On travaille pour fabriquer les éléments nécessaires à la production d'énergie solaire, puis pour les intégrer à nos systèmes de construction. L'avenir nous dira si en plus nous devenons un producteur important d'énergie solaire mais, en ce qui concerne les deux premières étapes, nous avons un avantage concurrentiel", déclare M. Reiten.
M. Reiten confirme que l'énergie solaire est une part intégrante des investissements de la société et non un investissement à court terme qui serait rapidement revendu une fois développé. La semaine dernière, Hydro a d'ailleurs augmenté sa participation dans la société américaine Ascent Solar en investissant 147 millions NOK (environ 18,5 millions d'euros). Ascent Solar est spécialisée dans une nouvelle technique de panneaux solaires voltaïques basée sur des films flexibles et non pas sur des panneaux à base de silicium comme la société REC par exemple. Hydro a également des participations dans deux autres sociétés d'énergie solaire : Hycore et Norsun.
L'ensemble de ces trois investissements permet à Hydro d'avoir accès aux différentes étapes du développement des cellules solaires sur film fin et, ensuite, de les intégrer dans les matériaux de construction. L'objectif est que ce film de cellules solaires, superfin et innovateur, soit livré avec les systèmes de construction en aluminium d'Hydro. Au lieu d'avoir des panneaux solaires traditionnels sur le toit des immeubles, on pourra livrer des constructions avec des panneaux solaires intégrés. Ainsi, les bâtiments seront "auto-approvisionnés" en courant.
La production d'aluminium est "énergivore" et l'accès à l'énergie est décisive pour le futur développement d'Hydro comme société énergétique globale. Hydro, qui est le deuxième producteur d'énergie hydraulique après Statskraft, subvient à la moitié de ses besoins énergétiques pour sa production d'aluminium. "En ce qui concerne la production d'électricité solaire, il coulera encore beaucoup d'eau sous les ponts avant qu'elle ne puisse faire tourner - seule - une usine de production d'aluminium. Mais aujourd'hui déjà, l'énergie solaire est utilisée pour la production d'aluminium du fait qu'elle est intégrée au réseau électrique. En particulier en Allemagne qui fournit Hydro", ajoute M. Reiten
BE Norvège numéro 79 (9/05/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54568.htm
Après deux années de tests, l’utilisation de broyats de pneus en fonderie est passée en phase d’expérimentation industrielle. En effet, depuis juin 2007, ils sont utilisés en continu par la fonderie FMGC de Soudan (Loire-Atlantique).
Menées par Aliapur, le Centre Technique des Industries de la Fonderie (CTIF), l’Ademe et la fonderie FMGC elle-même, les recherches ont porté sur l’utilisation de broyats de pneus poids-lourds, en substitution partielle des matières premières que sont les ferrailles et le coke de fonderie. En effet, cette catégorie de pneus contient environ 25% d’acier et 21% de « noir minéral », forme de carbone dont les propriétés chimiques permettent de remplacer le coke en quantités équivalentes.
Les résultats de ces recherches ont montré que le chargement de broyats de pneus en fonderie n’altère, ni les procédés de fusion, ni la qualité et les propriétés de la fonte ainsi coulée, tout en diminuant le coût de fabrication.

D'un côté, les pneus usagés doivent être recyclés, de l'autre côté, l'acier, la fonte neuve, le carbure de silicium et le coke sont des matières premières coûteuses. Le chargement de broyats de pneus usagés dans les cubilots à vent chaud permet le remplacement partiel de ces matériaux onéreux.
Les pneus contiennent approximativement 43% de caoutchouc. Lorsqu'ils sont chargés, les pneus pyrolysent et produisent de grandes quantités de composés organiques gazeux qui doivent être brûlés dans la chambre de combustion. Les fumées doivent ensuite être refroidies.
La taille et la forme des broyats de pneus dépendent de l'outil de transformation et de l'usure des couteaux. Il faut procéder à une sélection attentive de cette matière première pour pouvoir la charger sans problème.
Cette communication présente également une évaluation des bénéfices possibles résultant du changement de matière chargée au cubilot.
En 2006, 360 000 tonnes de pneus ont été mis sur le marché français, dont 240 000 tonnes de pneus VL (véhicules légers), 84 000 tonnes de pneus PL (poids lourds) et 21 000 tonnes de pneus agraires. Environ 369 000 tonnes ont été collectées et éliminées.

Les débouchés des Pneus Usagés Non Réutilisables en tant que pneumatiques (PUNR) se sont répartis de la manière suivante :
Les pneus sont des produits très sophistiqués, qui sont obtenus en appliquant une série de traitements bien précis à diverses matières premières fortement sélectionnées. On peut parler de matériaux composites. Ils contiennent de l'acier, du noir de carbone, du caoutchouc, et divers autres éléments dont du textile pour les pneus VL.
Le chargement de PUNR au cubilot procure trois avantages :
1- participation à la valorisation des pneus usagés générés par le marché annuellement
2- valorisation du métal et du noir minéral contenus dans les pneus poids lourds (environ 50% en poids)
3- diminution du taux de coke utilisé par la fonderie et donc de la consommation de carbone fossile.
La diversification des possibilités de valorisation est nécessaire à la filière pour lui assurer à long terme des solutions à moindre coût. Le recyclage du métal et du noir minéral ainsi que la réduction de la consommation de coke permet à la fonderie de se défendre dans un milieu économique difficile. Il permet à la fonderie de participer au développement durable en valorisant du fer et du noir minéral et en diminuant la consommation de carbone fossile.
A l'issu de plus de deux mois de débat public, tenus dans des "conditions difficiles", Gaz de Normandie dispose de 3 mois pour se prononcer sur la poursuite de son projet de terminal méthanier d'Antifer, à proximité du port du Havre.
Le projet conduit par Gaz de Normandie, filiale de Powéo, disposerait d'une capacité de réception de 9 milliards de m3 de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, et de deux ou trois réservoirs de stockage de 200 000 m3. Le terminal pourrait accueillir les plus grands navires méthaniers (QatarMax), d'une capacité de 270 000 m3.
L'ensemble du projet représente un investissement de 500 millions d'euros.
A l'issue du débat public, Gaz de Normandie dispose de 3 mois, soit jusqu'au 18 juillet, pour décider des suites du projet. S'il en décidait de la poursuite, les travaux dureraient 3 ans.
De l'aveu du Président de la Commission nationale du débat public, Philippe Delandes, les réunions publiques se sont déroulées dans des "conditions difficiles", évoquant la "vigoureuse expression" des opposants au projet.
Se sont prononcés favorablement au terminal, la ville du Havre, les communes concernées, et, plus circonspect quant aux questions de sécurité, le député de la circonscription, mettent en valeur les enjeux en termes d'emploi.
Plus réservés, le Conseil Régional de Haute-Normandie a mis en doute "l'opportunité du projet dans la stratégie nationale de diversification de l'énergie", et le conseil Général de Seine-Maritime s'est dit "inquet des conséquences sur les sites naturels et la vie quotidienne" des habitants, ainsi que sur le tourisme dans la ville de Fécamp.
Parmi les opposants au projet, un député du Havre dénonce la "[transformation de] la France en vaste zone méthanière", rappelant que la zone havraise compte déjà 15 sites Seveso. Les élus Verts ont mis en évidence la contradiction avec le développement des énergies renouvelables. Des inquiétudes se sont également manifestées sur la perennitsé des activités touristiques et de plaisance, et la préservation de la "richesse historique, culturelle et paysagère" du territoire.
Philippe Delandes souligne dans son rapport que la question des risques a été le plus souvent placée au premier plan des échanges, ce, alors que les "études de danger" ne seront communiquées qu'au stade de la demande d'autorisation de l'ouvrage.
Hydromatic a l'intention de lancer une nouvelle technologie à destination des sèches lignes permettant de réduire leur consommation d'énergie jusqu'à 50% et de diminuer leur temps de sèchage d'environ 40%.
Aux Etats-Unis, les séchoirs à linge électriques (ou à gaz) ne sont pas tenus de respecter les normes énergétiques en vigueur alors qu'ils constituent l'un des appareils ménagers les plus énergivores de la maison.[BRK1]
La technologie "Hydronic" conçue par Hydromatic se charge tout simplement de transférer la chaleur sur les vêtements non plus à partir du vecteur air directement, mais à partir d'un vecteur "fluide non-toxique". Car selon la société américaine, l'air chaud soufflé dans le compartiment vêtements est la cause de 15 000 incendies chaque année aux États-Unis.
Hydromatic assure donc avoir mis au point cette technologie pour rendre plus sûrs, plus rapides et plus économes en énergie l'utilisation des séches linges.
Un brevet international a été déposé par la firme et est actuellement en cours de vérification. L'approbation définitive de cette technologie est attendue pour avril 2008. Le bureau américain de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables (DOE) a déclaré que le prototype d'Hydromatic est prêt pour une mise sur le marché et devrait être disponible au public (américain) à l'automne 2008.[BRK2]
La filiale énergies renouvelables du groupe espagnol Iberdrola a signé une commande de 200 turbines éoliennes pour le marché nord américain.
Les éoliennes seront fournies d'ici 2010 par General Electric, pour un montant de 430 millions d'euros. Elles totalisent une capacité de 300 MW.
D'ici 2010, Iberdrola Renovables projette l'installation de 2 000 MW de nouvelles capacités éoliennes chaque année, pour atteindre 13 600 MW. Un objectif qui se chiffre à hauteur de 8,6 milliards d'euros.
Au Japon, le METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) va établir au mois de juin 2008 des centres de référence en R&D sur le photovoltaïque.
Le but premier de cette démarche est de dynamiser la R&D de cette technologie, qui au Japon est considérée comme la plus prometteuse parmi les énergies renouvelables, et qui permettrait d'atteindre l'objectif global de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
Le projet rassemblera le gouvernement, les industriels et les universitaires. L'objectif est d'atteindre d'ici 2030 des rendements de conversion de 40%, et de baisser le coût de l'électricité photovoltaïque afin de s'aligner sur celle du thermique.
Les centres de référence seront sélectionnés par le biais de la NEDO (agence de financement de la recherche sur projets du ministère de l'économie) parmi les laboratoires universitaires et industriels. Des groupes de R&D seront constitués par thèmes : stockage de l'énergie, matériaux permettant de fabriquer des cellules plus fines par exemple. La coopération avec des organismes de recherche étrangers est également envisagée.
La durée maximale d'un projet sera de 7 ans et des objectifs de résultat seront définis pour chacun. Le budget pour l'année fiscale 2008 (avril 2008 - mars 2009) est de 2 milliards de yens (12,5 millions d'euros).
BE Japon numéro 481 (9/05/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54583.htm
Dri companies, une entreprise californienne, a mis au point des panneaux solaires photovoltaiques (PV) autocollants à destination des toitures qui disposent d'une surface horizontale plane.
Ainsi, le matériau adhésif utilisé permet une installation deux fois plus rapide que les panneaux solaires classiques montés en racks. Cette nouvelle façon d'intégrer les panneaux PV aux toitures diminuerait les coûts liés à la pose d'environ 70 %, selon ses concepteurs. De même, l'utilisation du téflon sur la partie supérieure du module, en réduit considérablement le poids, ce qui autorise une installation sur la plupart des toits sans renforcement préalable des structures.
"Le solaire doit faire partie de l'enveloppe extérieure du bâtiment et un nouveau pas dans cette direction a été franchi", "l'idée était de créer un nouveau produit qui s'intègre au mieux à la toiture" a déclaré Stephen Torres, chef d'exploitation du modèle "Lumeta".

Un seul panneau solaire possède une surface de 3 mètres carrés (2,44m x 1,22m). La profondeur est de seulement 0.33 inches (soit 0,83 cm ) pour un poids de 8,3 kg par m2. Il est composé de 160 cellules de 125x125 mm en silicium monocristallin et demeure capable de produire 380 WattP.
D'un côté, les panneaux sont plus légers, donc plus faciles à transporter et à installer. Mais de l'autre, une baisse du rendement solaire est à prévoir de part le système d'adhésif à plat par rapport aux panneaux traditionnels qui bénéficient eux, d'une meilleure exposition au soleil grâce aux réglages d'inclinaison.
Ces panneaux solaires adhésifs sont uniquement disponibles pour des toits d'immeubles ou d'entreprises. Pour le résidentiel, la société a conçu des tuiles solaires légères intégrées aux toitures mais inclinées cette fois.
Selon Eivind Reiten, le PDG de la société Hydro, miser sur le solaire est décisif pour le développement futur du marché de l'aluminium.
Les bâtiments recouverts d'aluminium avec des films de cellules solaires donneront à Hydro une avance concurrentielle sur le marché de l'aluminium pour les prochaines années. "Dans 10 ans, Hydro sera toujours une société impliquée dans l'aluminium et nous allons fortement nous engager dans l'énergie solaire et les autres énergies renouvelables, autres que l'énergie hydraulique où nous sommes déjà importants. Nous développons l'énergie solaire parce que nous pensons que c'est nécessaire à la croissance de la production d'aluminium que nous souhaitons atteindre dans les prochaines années".
Dans le domaine de l'énergie solaire, Hydro veut investir dans le développement de la technologie et dans les systèmes de construction avec des panneaux solaires. "On travaille pour fabriquer les éléments nécessaires à la production d'énergie solaire, puis pour les intégrer à nos systèmes de construction. L'avenir nous dira si en plus nous devenons un producteur important d'énergie solaire mais, en ce qui concerne les deux premières étapes, nous avons un avantage concurrentiel", déclare M. Reiten.
M. Reiten confirme que l'énergie solaire est une part intégrante des investissements de la société et non un investissement à court terme qui serait rapidement revendu une fois développé. La semaine dernière, Hydro a d'ailleurs augmenté sa participation dans la société américaine Ascent Solar en investissant 147 millions NOK (environ 18,5 millions d'euros). Ascent Solar est spécialisée dans une nouvelle technique de panneaux solaires voltaïques basée sur des films flexibles et non pas sur des panneaux à base de silicium comme la société REC par exemple. Hydro a également des participations dans deux autres sociétés d'énergie solaire : Hycore et Norsun.
L'ensemble de ces trois investissements permet à Hydro d'avoir accès aux différentes étapes du développement des cellules solaires sur film fin et, ensuite, de les intégrer dans les matériaux de construction. L'objectif est que ce film de cellules solaires, superfin et innovateur, soit livré avec les systèmes de construction en aluminium d'Hydro. Au lieu d'avoir des panneaux solaires traditionnels sur le toit des immeubles, on pourra livrer des constructions avec des panneaux solaires intégrés. Ainsi, les bâtiments seront "auto-approvisionnés" en courant.
La production d'aluminium est "énergivore" et l'accès à l'énergie est décisive pour le futur développement d'Hydro comme société énergétique globale. Hydro, qui est le deuxième producteur d'énergie hydraulique après Statskraft, subvient à la moitié de ses besoins énergétiques pour sa production d'aluminium. "En ce qui concerne la production d'électricité solaire, il coulera encore beaucoup d'eau sous les ponts avant qu'elle ne puisse faire tourner - seule - une usine de production d'aluminium. Mais aujourd'hui déjà, l'énergie solaire est utilisée pour la production d'aluminium du fait qu'elle est intégrée au réseau électrique. En particulier en Allemagne qui fournit Hydro", ajoute M. Reiten
BE Norvège numéro 79 (9/05/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54568.htm
La sicafi ** belge WDP (Warehouses De Pauw) met aujourd’hui en service sa première centrale d’énergie solaire et veut jouer un rôle de pionnier écologique dans le secteur de l’immobilier semi-industriel.
Avec le lancement de son projet « sustainable warehouses », WDP veut réduire les émissions de CO2 de ses sites et en arriver à la création de « magasins verts ».
Les plus de 3 000 panneaux solaires installés sur le toit du site WDP à Grimbergen ont une puissance de 570 kWp (kilowatt pic). Pour son premier projet d’énergie solaire, WDP a fait appel au savoir-faire du fournisseur d’énergie Nuon Belgium dans le domaine des énergies renouvelables.
Avec la mise en service de la première installation de panneaux solaires à Grimbergen, WDP entame aussi directement le lancement accéléré de la deuxième phase du projet. Au cours de cette phase, WDP équipera aussi d’ici la fin 2008 différents bâtiments existants du portefeuille WDP avec une installation d’énergie solaire pour une puissance additionnelle totale de 2 MWp.
La puissance totale des installations après l’exécution de la deuxième phase atteindra ainsi 6,5 MWp des 10 MWp prévus. Le rendement électrique escompté de ces 6,5 MWp correspond à la consommation annuelle d’environ 1 820 familles. Cette installation permet aussi d’éviter une émission annuelle de CO2 de 1 750 tonnes.
** société d'investissement à capital fixe immobilière
GT Solar ** a annoncé aujourd'hui la signature d'un contrat avec Nexolon, en Corée du Sud, pour la fourniture de fours DSS450 et accessoires, pour un montant approximatif de 8,8 millions de dollars américains. La livraison est prévue au cours des 5 prochains mois.
Le tout dernier modèle de four DSS450 (Directional Solidification System) est le plus avancé d’un point de vue technologique de la gamme GT Solar. Il permet en effet aux producteurs de panneaux solaires d’« accroître » les lingots de silicium polycristallins, transformés en galettes et convertis en cellules solaires, qui à leur tour génèrent de l’électricité lorsqu’elles sont exposées aux soleil. Les galettes polycristallines sont un composant clé de la fabrication de panneaux solaires.
La toute dernière technologie du four DSS450 de GT Solar permet aux producteurs d’augmenter la puissance de leur lingots de silicium d’environ 30% par rapport aux anciens fours. Les lingots produits annuellement par un four DSS450 peuvent fournir suffisamment d’électricité pour alimenter environ 1 000 foyers américains par an.
GT Solar a commencé a lancé sa ligne de fours DSS en 2003.
"C’est le premier contrat DSS que GT Solar passe avec la Corée du Sud, et nous avons hâte d’aider notre nouveau client, Nexolon, à développer son chiffre d’affaires et devenir un acteur clé de la production de lingots polycristallins " a déclaré Le président-directeur général de GT Solar CEO, Tom Zarrella. "Ce contrat est un autre exemple du rôle important que joue GT Solar pour fournir au monde entier des technologies permettant de satisfaire la demande d’énergie solaire."
Le président-directeur général de Nexolon, Woo-Jeong Lee, a commenté : "Nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de collaborer avec GT Solar pour commencer à développer notre entreprise et répondre à la demande en énergie solaire en Corée du Sud. Nous pensons que GT Solar dispose des ressources et du savoir-faire pour nous aider à progresser."
** GT Solar est l'un des principaux fournisseurs mondiaux d'équipements, de services et de solutions technologiques destinées au secteur de l'énergie solaire.
Entre les périodes du 12 et 16 mai, se dérouleront les premiers tests du Solar Impulse dans un simulateur de vol sur l'aérodrome de Dübendorf, où est construit un prototype de l'avion solaire.
Installés dans un modèle grandeur nature du cockpit, les pilotes Bertrand Piccard et André Borschberg testeront 25 heures durant l'appareil virtuel dans des conditions météorologiques similaires à la réalité.
A partir du lundi 12 mai, les internautes pourront même suivre l'évènement en direct sur le site www.solarimpulsevirtualflight.com. La séance d'entrainement du vol virtuel devrait commencer à 16h00 précise.
Le projet Solar Impulse vise à faire voler de façon autonome, de nuit comme de jour, un avion propulsé exclusivement à l'énergie solaire. En 2011, Bertrand Piccard et André Borschberg effectueront leur vol autour du monde sans carburant ni émissions polluantes. Ils devront faire cinq escales pour permettre un changement de pilote.
Premier avion prototype de Solar Impulse, le HB-SIA est actuellement en construction à Dübendorf, près de Zurich. Il mesurera 61 mètres d’envergure pour un poids de 1 500 kg. Les vols d’essais commenceront au début de l’année 2009.
Le projet Solar Impulse est soutenu notamment par le groupe Solvay, par Omega, ainsi que par la Deutsche Bank, ses partenaires principaux. L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) est son partenaire scientifique officiel, Altran, son partenaire en ingénierie et Dassault-Aviation, son avionneur conseil.
Une des premières grosses centrales solaires de démonstration à collecteurs de Fresnel doit être mise en service en juillet 2008 près de Murcia (sud de l'Espagne).
C'est ce qu'ont annoncé l'entreprise Novatec Biosol AG, développeur allemand spécialiste du thermosolaire à concentration, et son partenaire industriel international M+W Zander, à l'occasion de la foire technologique de Hanovre qui s'est tenue du 21 au 25 avril 2008.
D'une puissance de 2 MW et d'une hauteur de 5,4 m, la centrale en cours de construction comprendra 18.000 m2 de miroirs plans rotatifs en verre. "Après avoir testé la technologie depuis 2006 sur un champ d'essai de 200 m2, nous voulons maintenant démontrer qu'elle peut également fonctionner à plus grande échelle, de manière quotidienne et routinière, sans occasionner des coûts de maintenance élevés", commente Günter Schneider, porte-parole de M+Z Zander.
Les 8 rangées parallèles de miroirs sont disposées de part et d'autre de l'axe d'un tube thermique ("receiver") situé au-dessus d'eux, et sont orientées de manière à réfléchir et concentrer les rayons du soleil sur ce tube [image ci-contre]. Sous l'effet de la chaleur, l'eau qui circule dans le "receiver" est vaporisée. Puis, comme dans toute centrale thermique classique, la vapeur engendrée est conduite vers une turbine conventionnelle qu'elle entraîne, produisant ainsi de l'électricité. La chaleur d'échappement de la turbine peut être utilisée pour le dessalement de l'eau de mer.
Pour Novatec Biosol AG, le principe des collecteurs de Fresnel et la simplicité apportée par l'utilisation de miroirs plans fait de cette option technologique une voie moins coûteuse, plus prometteuse que celle, plus classique, des miroirs cylindro-paraboliques.
La jeune entreprise Novatec Biosol AG mène actuellement des demandes d'autorisation en Espagne pour de nombreux projets de construction de centrales solaires à collecteurs de Fresnel. D'ici 2011, le développeur souhaite avoir installé plus de 200 MW de capacité.
BE Allemagne numéro 383 (30/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54429.htm
Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire, organise pour la première fois en France les journées européennes du solaire les 16 et 17 mai 2008.
Cette campagne européenne pour l'énergie solaire a pour but de sensibiliser le public aux atouts de l'énergie solaire.
Les journées européennes du solaire sont organisées dans le cadre du projet européen European Solar Day, soutenu par la Commission Européenne, par l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie, ainsi que la Suisse.
L'objectif est de mobiliser en Europe plus de 100 000 citoyens sur le thème du solaire (sur environ 4000 événements).
L'association professionnelle de l'énergie solaire invite les Espaces Info Energie (EIE), les installateurs et industriels du solaire, les collectivités, les associations, les écoles et universités, mais aussi les architectes, les acteurs de l'énergie et de l'habitat, les banques, les médias… à participer à cet événement et à se mobiliser pour organiser des manifestations à l'occasion des journées européennes du solaire.
Plusieurs centaines de manifestations sont prévues partout en France, pour informer le grand public et les décideurs sur les possibilités d'utilisation de l'énergie solaire et démontrer ses multiples intérêts.
La campagne, soutenue par la Commission Européenne, est organisée en France par Enerplan, en étroite collaboration avec la branche solaire. L’ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, et Qualit’EnR, Association pour la qualité d’installation des systèmes à énergies renouvelables sont partenaires de cet événement.
Afin de couvrir l'ensemble du territoire et de créer un mouvement national, Enerplan sollicite des partenaires parmi les institutions, les régions, les ONG, les associations, les opérateurs énergétiques, les industriels du solaire, les médias…
Tout type de manifestation visant à mieux faire connaître l'énergie solaire au grand public est concerné :
opérations portes ouvertes dans les usines et les entreprises du solaire, journées d'information sur le solaire dans les communes ou chez les professionnels, expositions sur le solaire dans les écoles, visites d'opérations solaires par les installateurs ou les EIE, projets solaires dans les universités, flash info solaire dans les médias spécialisés ou locaux, débats, rencontres, forums...
La société Arkema met sur le marché l’Evatane 33-45PV, un EVA HT spécifiquement destiné aux panneaux solaires photovoltaïques.
Ce nouveau grade est destiné à l’encapsulation des matériaux (silicium cristallin ou couches minces) qui constituent les cellules photovoltaïques.
Selon le communiqué d'Arkema, l’Evatane 33-45PV se caractérise par d’excellentes performances optiques, notamment une bonne transmission de la lumière qui se traduit par une amélioration du rendement du panneau solaire. Grâce à sa formulation spécialement adaptée, il offre une très bonne aptitude à la réticulation et une grande facilité de mise en ?uvre.
Arkema envisage de lancer d'ici à la fin de l’année 2008 un autre nouveau grade Evatane spécialement conçu pour les applications photovoltaïques.
Les résines copolymères Evatane sont des copolymères d’éthylène à haute teneur en acétate de vinyle (de 18 à 42 %).
Avec des propriétés plus proches de celles des élastomères que le polyéthylène, elles sont faciles à mettre en ?uvre et compatibles avec un grand nombre de polymères. Les Evatane sont utilisés pour de nombreuses applications industrielles, telles que les adhésifs thermofusibles, les cellules photovoltaïques, le gainage de câbles, les films d’emballages multicouches et les bitumes routiers.
Cervin EnR, spécialiste des énergies renouvelables, annonce l’inauguration aujourd’hui d’une importante installation solaire thermique sur le toit de la Maison Saint Anthelme, à Belley, dans l’Ain, pour le chauffage de son eau sanitaire.
Ancien séminaire restauré, la Maison Saint Anthelme est une maison d’accueil spécialisée dans l’hébergement, la restauration et la location de salles de réunion.
Comprenant plus de 120 chambres et ayant une capacité de 230 couverts, l’établissement consomme en moyenne par jour 7 900 litres d’eau chauffée à 55°. L’installation de panneaux solaires s'est avérée la meilleure solution pour le chauffage de leur eau sanitaire.
Cervin EnR a géré ce projet de grande envergure qui a duré plusieurs mois et qui constitue une des plus importantes installations à usage collectif réalisées dans l’Ain. Composée de 105 m2 de panneaux solaires et de 3 ballons d’eau chaude de 2 500 litres chacun, cette installation a pu être réalisée grâce au soutien logistique et financier du diocèse de Belley, d’Hélianthe, de l’ADEME et de la région Rhône-Alpes.
Ce système solaire thermique a une capacité de production solaire de 69 700 kWh par an et devrait permettre à la Maison Saint Anthelme de réduire de près de 50% sa consommation énergétique de chauffage de son eau sanitaire. La mise en place de cette installation devrait ainsi réduire de 29,1 tonnes sa production annuelle de CO2.
Enfin, un suivi sera mis en ?uvre pour analyser les performances solaires de cette installation au cours des deux prochaines années.
Une nouvelle approche pour la conception de cellules photovoltaïques à bas prix de type cellules Grätzel vient d'être proposée par une équipe de chercheurs de l'Univesity of Washington.
L'équipe dirigée par le professeur Guozhong Cao a présenté récemment ses résultats au meeting international de l'American Chemical Society à la Nouvelle Orléans.
Contrairement aux cellules solaires traditionnelles à base de Silicium, les cellules de Graetzel (inventées en 1991 par le Suisse Michael Graetzel) différencient les fonctions d'absorption de la lumière et de séparation des charges électriques. Un sensibilisateur (colorant organique) est greffé à la surface d'un oxyde semiconducteur sous la forme d'une couche monomoléculaire.
Sous illumination, le colorant absorbe les photons incidents et gagne suffisemment d'énergie pour pouvoir injecter un électron dans la bande de conduction de l'oxyde semiconducteur, en général des particules de dioxyde de titane (TiO2). Ces cellules sont très prometteuses car les matériaux qu'elles utilisent et leur fabrication est très économique. Bien que leur efficacité reste inférieure aux cellules à base de silicium, de sulfure de cadmium ou de tellurure de cadmium, le rapport prix/performance est très compétitif. Les laboratoires actuels arrivent à des rendements de 11% environ avec ce type de cellules, ce qui représente environ la moitié de ce qui peut être obtenu avec les cellules à base de silicium (voir le rapport "Recherche et Industrie photovoltaïque aux Etats-Unis", 01/06/2006, [1]).
Au lieu d'utiliser les particules de TiO2, l'équipe de Guozhong a fabriqué des nanosphères d'oxyde de zinc (ZnO) de 15nm de diamètre qui sont ensuite agglomérées en nanoparticules de 300 nm de diamètre. Ces grandes sphères diffusent les rayons incidents et à la suite de multiples réflexions, les rayons parcourent une distance bien plus importante que dans les cellules classiques. De plus, la structure interne complexe des agglomérats se traduit par une surface spécifique très importante d'environ 100 m2 par gramme de matériau, laquelle est recouverte du matériau photosensible qui absorbe le rayonnement incident. En utilisant ce type de matériau constitué d'agglomérats de nanosphères, les chercheurs ont obtenu un rendement de 6.2% contre 2.4% pour les structures à base de simples billes de ZnO.
Même si les performances obtenues sont moins bonnes qu'avec les cellules utilisant le TiO2, les résultats obtenus permettent de prouver la validité du concept avec un matériau simple d'utilisation comme le ZnO. L'objectif de l'équipe est maintenant de transférer cette approche au TiO2. Les performances maximales atteintes pour les cellules de Graetzel en TiO2 sont proches de 11%, soit déjà deux fois plus que les cellules organiques à polymère, et d'après Guozhong le concept développé permettra de dépasser significativement ce seuil.
Ces cellules offrent, par leur simplicité de fabrication, l'espoir d'une réduction significative du coût de l'électricité solaire.
Cette recherche est soutenue par la National Science Foundation, le Department of Energy, le Washington Technology Center et l'Air Force Office for Scientific research.
BE Etats-Unis numéro 120 (21/04/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54041.htm
La société australienne Beyond Building Energy vient de lancer sur le marché Français le modèle BBPV380, présenté comme "le plus avancé et le plus puissant des panneaux photovoltaïques" du marché français, pour une puissance de 380Wc.
Composé de 112 cellules en silicium polycristallin 156X156 mm de rendement supérieur à 15,6%, ce module est garanti 5 ans, avec une garantie d’efficacité de 80% de la puissance nominale à 25 ans.
« Développé conformément aux directives IEC 61215, IEC 61730, TUV, ISO & CE, précise Vince Smith, CEO de Beyond Building Energy, ce panneau a été conçu et fabriqué pour répondre aux demandes de nos clients souhaitant installer en leurs centrales solaires ou autres opérations importantes des modules de forte puissance et équipés de cellules de qualité allemande ou japonaise (Ersol, Sharp). »
Le groupe australien Beyond Building Energy est basée en Australie, aux USA, en Europe et en Chine. La société conçoit dans son bureau R&D en Australie et produit dans ces usines en Chine. Son Chiffre d’Affaires prévisionnel pour 2008 est de 150 m USD.
La ville de Furnes, en Belgique flamande, devrait voir fleurir cette année quelques 11 000 panneaux solaires photovoltaïqes, qui en feront le plus grand parc solaire du Bénélux.
Le parc doit disposer d'une capacité de 2MW réparties sur 4 hectares. "Ce parc solaire produira suffisamment d'électricité verte pour 500 familles pendant 25 ans au moins", promettent Stijn Lenaerts et Marteen De Cuyper, fondateurs de Greenfever, à l'origine du projet.
Le projet représente un investissement de 8 millions d'euros.
Les deux plus grands parcs photovoltaïques (PV) au monde doivent voir le jour d'ici fin 2009 en Allemagne dans le Land de Brandebourg.
Solar-Tech AG, fabricant allemand de panneaux PV, ambitionne en effet d'installer à l'emplacement d'un ancien terrain de manoeuvre militaire (au sud du Land) et d'un ancien aérodrome militaire (à l'ouest du Land) respectivement 50 MW et 80 MW.
Le permis de construire vient d'être obtenu pour le premier projet, dont les investissements s'élèvent à 160 millions d'euros. Le deuxième projet devrait permettre de couvrir les besoins en électricité de 15.000 foyers. Solar-Tech a annoncé vouloir n'utiliser que des panneaux solaires à concentration qu'il a lui même développés et produits en Chine.
Le gouvernement du Land accueille très favorablement les projets du nouvel investisseur qui "s'intègrent parfaitement dans notre stratégie visant à faire du Brandebourg un lieu central des énergies renouvelables", selon Alexander Gallrein, porte-parole de l'Agence de l'énergie du Land (ZAB). De nombreux terrains inutilisés font actuellement l'objet de convoitise de la part d'industriels du secteur PV, en particulier dans le nord et le nord-est du Land, à proximité de la ville de Francfort-sur-l'Oder, où sont déjà implantées 3 entreprises de fabrication de module PV. Communes et ZAB sont actuellement en négociations avec un certain nombre d'autres investisseurs.
Le Ministère de l'environnement du Land se réjouit de la reconversion d'immenses surfaces militaires en sites de production d'électricité photovoltaïque. Le Professeur Klaus Vajen, Directeur du département des techniques solaires à l'Université de Kassel, y voit aussi une stratégie fondamentalement positive, non seulement parce qu'elle permet de valoriser des surfaces inutilisées, mais aussi parce qu'elle est rentable du point de vue énergétique : "l'ensoleillement dans le sud de l'Espagne n'est que moitié plus élevé" que dans le Brandebourg, où l'exploitation de parcs se justifie donc également.
Le plus grand parc allemand actuel totalise une capacité de 12 MW (près de Wurzbourg) et un parc de 40 MW est en construction à proximité de la ville de Leipzig.
BE Allemagne numéro 381 (17/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54002.htm
Samedi 1er mars 2008 a été inaugurée l'une des plus importantes centrales thermiques du monde, Nevada Solar One, à Boulder City à quelques 50 km au sud de Las Vegas, réalisée par l'entreprise espagnole Acciona.
Pas moins de 190 rangées de miroirs inondent le désert de leur transparence sur un peu plus d'un kilomètre. Cette énorme centrale fonctionne en réalité depuis juillet 2007 mais les températures excessivement élevées dans la région ont retardé l'inauguration jusqu'à ce mois-ci.
L'acteur Ed Begley, par ailleurs engagé dans le "combat" écologique et présidant la cérémonie, souligna l'importance historique, scientifique et écologique de la plus importante centrale édifiée depuis seize ans. Et si les deux centrales les plus puissantes encore aujourd'hui (une production de 80 MW par an) se trouvent dans le désert californien de Mojave, ces dernières, édifiées déjà il y a plus de quinze ans, sont techniquement quasi obsolètes.
La centrale ne produira pas moins de 64 MW par an, énergie distribuée à plus de 14 000 familles, et représente un investissement de 220 millions d'euros, somme gargantuesque que l'entreprise Acciona déclare en réalité rentable à long terme puisque celle-ci prévoit déjà de construire d'autres centrales de ce type d'ici 2009. Rajendra Pachauri, président du GIEC (Groupes d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) et qui aux côtés d'Al Gore a reçu en 2007 le prix Nobel de la Paix, s'est exprimé lors de l'inauguration par vidéoconférence : "Cette centrale marque encore une fois la transition vers le nouveau modèle énergétique dont nous avons besoin afin de réduire les émissions provoquant un changement climatique".
L'énergie naturelle ingénieusement exploitée se révèle encore une fois être la meilleure des solutions. Ainsi, ces miroirs incurvés concentrent les radiations solaires reçues qui, du fait d'une concentration de chaleur élevée, produisent de la vapeur d'eau qui fait fonctionner les turbines, comme dans les centrales thermiques traditionnelles de gaz ou de charbon.
Brillant exemple d'une entreprise, espagnole de surcroît, qui semble avoir parfaitement compris que technologie et écologie ne sont pas antithétiques, bien au contraire. Grâce à cette centrale, 134.000 tonnes de CO2 seront économisées chaque année. L'investissement dans de tels équipements est donc à présent nécessaire, et Acciona attend avec impatience l'issue des prochaines élections sur le territoire nord-américain afin de pouvoir donner l'impulsion définitive à de telles initiatives.
BE Espagne numéro 69 (8/04/2008) - Ambassade de France en Espagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53870.htm
La canne à sucre a pris la seconde place des sources d'énergie du Brésil, passant devant l'énergie hydraulique.
Selon le bilan énergétique annuel publié hier, l'énergie tirée de la canne à sucre est en majeure partie de l'éthanol, qui enregistre désormais une demande de 20,1 milliards de litres sur le marché intérieur et à l'exportation.
Le pétrole occupe toujours la première place des sources d'énergie dans le pays, avec 36,08%, accusant un léger recul. L'éthanol représentait 16% en 2007, contre 14,5% l'année précédente. La part d'énergie hydraulique reste stable à 14,7%.
Selon Mauricio Tolmasquin, président de l'Entreprise de Recherche Energétique et auteur du rapport, la croissance de la production d'éthanol est une "tendance irréversible".
L'étude confirme également l'auto-suffisance du Brésil en matière de pétrole, avec une consommation de 1,73 millions de barils par jour pour une production de 1,75 mb/j.
Les groupes allemands Linde, spécialiste des gaz industriels et le chimiste Süd-Chemie, ont décidé de se lancer dans la production de biocarburants de seconde génération à l'échelle mondiale.
En vertu d'un accord de coopération, les deux groupes entendent "développer et commercialiser des unités de production de biocarburants de deuxième génération". Ils comptent sur leur expériences respectives en biotechnologie pour parvenir à extraire des combustibles, et notamment de l'éthanol, à partir de plantes contenant de la cellulose, comme le blé ou le maïs, la paille, les herbes ou le bois.
"C'est une collaboration idéale entre deux sociétés de technologie. En utilisant la biocatalyse et l'ingénierie d'unité de biotechnologie, nous cherchons à développer à grande échelle des techniques efficaces et économiquement viables pour la production de nouveux biocarburants."
Selon les consultants en gestion McKinsey & Company, le montant total du marché mondial des biocarburants s'élèvera à 61 milliards de dollars américains d'ici 2010. La législation américaine prévoit que d'ici 2022, environ un quart de la consommation actuelle du pays doit être assurée par des biocarburants.
Une étude menée conjointement par des chercheurs du Département Américain de l'Energie, de l'Institut Génomique et du Laboratoire National de Los Alamos a mis en lumière un champignon qui pourrait être utilisé pour produire de l'éthanol cellulosique.
Il existe déjà de nombreux procédés industriels sur le marché pour produire de l'éthanol cellulosique, mais les scientifiques s'attachent toujours à les perfectionner.
Appelé Tricoderma reesei, le champignon est surtout connu et utilisé par le corps militaire américain dans la dégradation des tissus (tentes et autres habillements). En effet, le Tricoderma est capable de digérer les tissus en sucres simples (monosaccharide) grâce à l'utilisation d'une enzyme qu'il produit.
En raison de son efficacité dans la digestion des cellules végétales, les chercheurs pensent qu'il possèderait une multitude de gènes dédiés à la production d'enzyme. Et au contraire des autres champignons de son espèce, celui-ci réussirait à produire autant d'enzyme avec pourtant moins de gènes. Ainsi, plutôt que d'avoir une abondance de gènes spécifiques, il semblerait que les siens soient organisés en groupes, ce qui rendrait le Tricoderma reesei plus efficaces que les autres.
Ce champignon pourrait être utilisé à une échelle industrielle afin de secréter des enzymes pures. Ces dernières seraient ajoutées et mélangées à une pâte cellulosique provenant de matériaux issus des décharges municipales. Le produit monosaccharide obtenu ferait ensuite l'objet d'une fermentation (en utilisant de la levure) pour finalement produire de l'éthanol.
Voir aussi :
Produire de la cellulose à partir d'une cyanobactérie
En s'appuyant sur son expertise moteur/carburant, l'Institut Français du Pétrole a présenté une nouvelle solution pour étendre l'utilisation de l'éthanol, habituellement dédié aux motorisations essences, à la filière diesel.
Ce concept, baptisé EASI (Ethanol alternative for a sustainable diesel vehicle / solution éthanol pour un véhicule diesel durable), a été validé sur un véhicule démonstrateur.
L'IFP a tout d'abord mis au point un nouveau carburant qui associe bioéthanol et biocarburants diesel de première et de seconde génération, corrigeant ainsi les propriétés naturelles de l'éthanol peu adaptées à la technologie diesel.
Puis l'Institut a démontré la possibilité de faire fonctionner un véhicule diesel de série (Citroën C4) avec ce nouveau carburant 100 % bio à base d'éthanol, pour un usage réel de longue durée et sans modification majeure du moteur ni du véhicule.
Le bon fonctionnement du véhicule a été suivi et contrôlé au cours du projet : rejets polluants, agrément d'utilisation et sécurité, tenue de certains matériaux, comportement du lubrifiant, incidence sur le vieillissement des pièces, etc. Les résultats ont fait apparaître un potentiel intéressant en termes d'acceptabilité par le véhicule et d'agrément de conduite.
Cette innovation pourrait contribuer à réduire les émissions de CO2 "du puits à la roue", estime l'IFP, tout en rééquilibrant l'offre essence/gazole dans un marché européen aujourd'hui fortement diéselisé.
Au cours d'une conférence de presse tenue lundi à Genève, Jean Ziegler, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, a proposé d'imposer un moratoire de cinq ans sur les biocarburants et de briser la spéculation afin de maîtriser l'augmentation des prix alimentaires, dont il a souligné la brutalité.
« En un an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs de 53% », a précisé Jean Ziegler avant une réunion du Secrétaire général de l'ONU avec les chefs des différentes institutions des Nations Unies.
Le Rapporteur spécial a souligné que l'augmentation générale de 48% des prix alimentaires, telle qu'évaluée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, venait frapper les pays les plus pauvres.
« 2,2 milliards de personnes, soit le tiers de l' ;humanité, vivent dans l'extrême pauvreté ou en dessous du minimum vital et ne peuvent pas payer ces prix sur le long terme », a-t-il indiqué.
S'il a tout d'abord souligné la transformation massive d'aliments en biocarburants comme principale cause de cette crise, Jean Ziegler a aussi dénoncé la spéculation, qui serait responsable de 30% de l'augmentation des prix.
« Sur 2 milliards de tonnes de céréales produites, 500 millions sont contrôlées totalement par Cargill », a-t-il souligné.
Il a également mis en cause le Fonds monétaire international (FMI), qui a imposé la plantation de produits destinés à l'exportation, favorisant ainsi le déclin de l'agriculture de subsistance.
Le Rapporteur spécial, dont le rôle est de s'adresser aux États, a proposé un moratoire de cinq ans sur les biocarburants. Pour lutter conter les émissions de gaz à effet de serre, il a mentionné les moteurs électriques et la possibilité d'imposer des mesures antipollution plus draconiennes aux fabricants de voiture.
Jean Ziegler a aussi appelé à briser la spéculation par des normes boursières précises.
En octobre 2006, Jean Ziegler avait déjà appelé à suspendre la production de biocarburants en attendant que soient développée la seconde génération de biocarburants.
Des scientifiques de l'Université du Texas à Austin ont mis au point un nouveau procédé de fabrication d'éthanol.
Cette nouvelle méthode implique l'utilisation d'une bactérie, et plus particulièrement d'une cyanobactérie photosynthétique rencontrée communément sous l'appellation d'algue bleu-verte. **
Ces cyanobactéries modifiées par l'implantation d'un ensemble de gènes (de la bactérie du vinaigre), "Acetobacter xylinum", (producteur cellulosique non-photosynthétique) sécrètent de la cellulose, du glucose et du saccharose. Ces sucres élémentaires sont les principales substances utilisées dans la chaine de production de l'éthanol.
La cyanobactérie utilise la lumière du soleil comme source d'énergie pour sa propre croissance. Contrairement aux cultures vivrières qui sont utilisées (et détruitent définitivement) pour produire de l'éthanol, le glucose, le saccharose, et la cellulose sont obtenus sans nuire aux cyanobactéries. Le glucose et le saccharose peuvent facilement être transformés en éthanol. Généralement, les matières transformées proviennent d'usines de cellulose qui nécessitent des processus industriels coûteux. Les cyanobactéries élimineraient ces procédés coûteux de transformation.
Les professeurs R. Malcolm Brown Jr. et David Nobles Jr. indiquent que leurs cyanobactéries peuvent être cultivées sur des surfaces de production dont la terre agricole est non-cultivable et impropre à l'alimentation humaine.
"Une pression est exercée sur l'ensemble des producteurs (américains) de maïs pour produire du maïs à destination des biocarburants", explique le Professeur R. Malcolm Brown Jr , président de la chaire en biologie cellulaire d'Austin. "La même pression existe actuellement au Brésil afin d'exploiter davantage la forêt amazonienne pour produire plus de canne à sucre et répondre à nos besoins énergétiques croissants. Et nous ne voulons pas de cela."
Les sources biomasses utilisées ou envisagées pour la production d'éthanol aux États-Unis comprennent l'herbe et le bois (cellulose), le maïs (glucose) et la canne à sucre (saccharose). Des algues sont également en cours d'élaboration pour la production de biodiésel.
Selon les chercheurs impliqués dans ce projet, 2 millions de km2 de superficie permettrait d'alimenter le système de transport des Etats-Unis, en éthanol.
Le groupe pétrolier BP a l'intention d'investir 60 millions de dollars dans une coentreprise brésilienne destinée à la production d'éthanol de canne à sucre.
Bioenergia SA, fondée par les entreprises brésiliennes Santelisa Vale et le groupe Maeda, construit actuellement une raffinerie qui offrira une capacité de production de 435 millions de litres par an dans l'Etat de Goias.
Cette coentreprise dans laquelle Santelisa Vale et le groupe Maeda pèsent respectivement 25 %, projette la construction d'une seconde raffinerie d'éthanol. L'investissement total représente environ 1 milliard de dollars.
La transaction devrait être finalisée en juin prochain.
"Cet investissement, qui est le plus important jamais réalisé par une compagnie pétrolière internationale dans l'industrie d'éthanol brésilienne, représente une étape importante dans la stratégie de BP en faveur des biocarburants", commente Phil New, responsable de BP biocarburants. Stratégie "qui s'articule autour de matières premières durables, qui n'ont pas d'incidence sur l'approvisionnement alimentaire ainsi que sur l'investissement dans des travaux de recherche pour développer les technologies nécessaires à la production de biocarburants de technologie avancée."
La coentreprise se concentrera avant tout sur la canne à sucre pour la fabrication et la commercialisation d'éthanol conventionnel. La première raffinerie devrait être mise en service au second semestre 2008, et tournera à plein régime à la mi-2010. La production sera destinée avant tout au marché brésilien, et potentiellement à l'exportation vers les Etats-Unis, l'Europe et l'Asie.
Les raffineries pourront en outre produire un surplus d'électricité de 30 MW grâce à la bagasse (résidu fibreux de canne à sucre), traitée par une centrale de cogénération intégrée.
Les installations pourront également offrir une plate-forme pour le déploiement futur de technologies issues de la lignocellulose ainsi que pour le biobutanol.
La production d'éthanol augmente à un rythme soutenu (8 milliards de gallons en 2007). Les travaux du Professeur Wallace Tyner de Purdue University (Indiana) apportent des informations intéressantes sur les ressorts de cette croissance effrénée.
Sans surprise, si la filière maïs-éthanol se développe à ce rythme c'est qu'elle est extrêmement profitable pour les producteurs de maïs d'une part et pour les industriels de l'éthanol d'autre part.
La valeur marchande de l'éthanol est composée de trois éléments principaux :
1- sa valeur énergétique (comme carburant = Energy Value). Elle est estimée à 70% du prix de détail de l'essence (lui-même lié au prix du brut par la relation prix essence = 0, 3064+ 0,03038 x prix du brut en $/baril. Un prix du brut à 100 $/baril donne un prix de l'essence au détail de 3,34$/gal, ce qui est le cas actuellement (avril 2008) et une valeur énergétique de l'éthanol de 2,34 $/gal
2- une subvention fédérale (Subsidy Value) de 51 cents/gallon à laquelle peuvent s'ajouter différentes subventions variables d'un état à l'autre. En fait certaines estimations donnent des montants compris entre 1,05 et 1,38 $/gallon.
3- sa valeur comme additif oxygéné (Additive Value) que les groupes pétroliers doivent obligatoirement incorporer à l'essence (Clean Air Act). L'éthanol a remplacé le MTBE, substance toxique interdite dans de nombreux Etats. La valeur comme additif est estimée entre 25 et 35 cents/gallon d'éthanol.

Avec les trois composantes ci-dessus, on arrive à un prix total du gallon d'éthanol de 3,34$.
Le rendement moyen de la fermentation du maïs en éthanol étant de 2,65 gallons/boisseau (bushel) de maïs (1 boisseau = 56 pounds = 25,4 kg), on arrive à un seuil de rentabilité par boisseau d'environ 3,34 x 2,65 = 8,85$/boisseau. Cette valeur est le prix maximum auquel une usine d'éthanol peut acheter le boisseau de maïs tout en préservant l'équilibre de son budget (main-d'oeuvre, revente des sous-produits-DDGS-, frais financiers et amortissements de 12% compris pour les usines neuves).
A titre d'exemple le cours du maïs le 3 Avril 2008 est de 6,03$/boisseau à la bourse de Chicago (en augmentation continue) pour des livraisons à l'été. La différence (8,85-6,03) est le profit moyen pour la distillerie (par boisseau). Une usine produisant 100 millions de gal/an (Verasun d'Aurora, South Dakota) dégage un profit de 114 millions de dollars/an. Une production de 8 milliards de gallons (production US en 2007) dégage un profit de plus de 9 milliards de dollars annuels (dont au moins 4 milliards de subvention fédérale).
La subvention fédérale de 0,51$/gallon a été instituée quand le pétrole valait 30$ le baril. A ce prix très bas, la subvention était indispensable pour le développement de la filière éthanol. C'était un moyen indirect d'aider les agriculteurs qui décidaient de se tourner vers l'éthanol plutôt que vers les filières classiques. Au cours actuel du pétrole la subvention est juste un profit supplémentaire pour les industriels qu'ils répercutent sur les producteurs de maïs, en fait une subvention agricole indirecte car versée aux industriels.

BE Etats-Unis numéro 121 (25/04/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54346.htm
Créée en 1995 par Hervé Balusson, Olmix est une entreprise spécialisée dans la préparation d'additifs. Très tôt, celle-ci a orienté sa stratégie vers l'élaboration d'additifs naturels, notamment à base d'argile, bientôt combiné à des algues vertes.
C'est à partir de ces matières premières que le département de R&D de cette entreprise a mis au point toute une gamme de produits naturels pouvant se substituer aux additifs de synthèse. Aujourd'hui, ses additifs sont commercialisés dans une soixantaine de pays, dans les secteurs du ciment, de la nutrition et de l'hygiène animale, enfin de la cosmétique. Mais ce serait mal connaître Hervé Balusson que de penser qu'il allait s'arrêter là. Aussi après avoir mené avec succès l'entrée en bourse d'Olmix dès 2005, il s'apprête à relever un autre défi : concevoir la première raffinerie verte de France qu'il a baptisé "Morgane", en partenariat avec la Caisse des Dépôts, le Centre d'Enseignement Agricole de la Touche et des coopératives agricoles. Bel exemple de partenariat public-privé.

Utilisation de la biomasse environnementale :
Olmix sent bon la Bretagne, située qu'elle est à proximité de la forêt de Brocéliande, berceau de nombreuses légendes dont celle du roi Arthur. Dans ces conditions, le nouveau projet de Hervé Balusson ne pouvait que porter le nom d'une célèbre fée, Morgane. C'est au cours du premier semestre 2009, à Ploërmel, dans le département du Morbihan, que le site pilote de "cette centrale pas comme les autres" devrait voir le jour. "Avec Morgane, il s'agit pour Olmix d'aller encore plus loin dans l'approche environnementale globale, en valorisant la biomasse de deuxième génération pour produire de l'électricité tout en fabricant des fongicides et des engrais naturels", résume son fondateur et président. L'entreprise bretonne va en effet utiliser un cocktail d'éco-ressources présentes sur la région et, surtout, indésirables et sans valeur ajoutée de départ, à savoir les déchets animaux, les déchets végétaux-agroalimentaires et les déchets d'algues vertes.

L'une des particularités de Morgane sera d'utiliser ces algues vertes dans son procédé. On pourra toujours rétorquer que des centrales du type de celle qu'Olmix va construire, il en existe déjà notamment en Allemagne et en Pologne. Elles sont en effet quasiment identiques à la seule différence qu'elles produisent de l'électricité à partir de ressources alimentaires que sont le blé ou l'orge, mettant ainsi en concurrence directe filière alimentaire et filière énergétique. "Certes, la France a sans doute du retard dans ce domaine. Mais l'un des atouts de Morgane est de n'utiliser que de la biomasse environnementale, ce qui est capital dans le contexte mondial actuel", souligne Hervé Balusson. Précisons que l'algue verte utilisée pour le fonctionnement de cette future centrale est une sorte de "salade" résiduelle, issue de la fabrication de l'Amadéite, un matériau nanostructuré 100% naturel inventé par Olmix et dont la fabrication résulte de la combinaison de jus d'algues vertes et d'argile.
Une solution à des problèmes environnementaux :
Aujourd'hui, l'algue verte se développe sur l'ensemble de la planète de manière assez exponentielle. Rien qu'en Bretagne où elle est présente depuis déjà longtemps -400.000 tonnes chaque année- sa croissance est de 15 à 20% l'an. D'où l'intérêt de Morgane. Qui plus est, cette algue, excellente au plan énergétique, est très riche en éléments minéraux ce qui permet de concevoir un engrais de grande qualité. Autre atout de cette centrale, la possibilité qu'elle offre de participer à l'élimination des déjections animales (lisier), véritable problème actuel en Bretagne, mais qui a terme pourrait constituer un enjeu économique. Autrement dit, avec Morgane, Olmix va apporter une solution à deux problèmes environnementaux majeurs en Bretagne : la prolifération des algues vertes sur le littoral et la pollution par les nitrates, tout en produisant de l'électricité, du gaz naturel liquide et de l'eau chaude, et en fabricant des engrais et des fongicides naturels. Un exemple à méditer !
BE France numéro 209 (25/04/2008) - ADIT / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54316.htm
Le groupement de commerçants indépendants, Système U a décidé d'arrêter - du moins temporairement - le développement de son dispositif de distribution de bioéthanol E85 (85% de bioéthanol et de 15% de carburant).
A ce jour, l'ensemble de ce dispositif compte 22 pompes, pour une distribution mensuelle moyenne de 1 000 litres. Le plan de développement prévoyait de porter ce nombre à 100 en deux ans. **
"Cet agrocarburant n'a pas rencontré son public. L'adhésion des Français n'est pas là", indique le groupement qui compte 900 magasins sur le territoire national dont 600 avec des stations-services.
Le 11 novembre 2006, Système-U avait signé sous l'égide du Premier ministre de l'époque (Dominique de villepin) la charte pour le développement en France de la filière Superéthanol E85, premier carburant de l'après pétrole.
Mardi, le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo indiquait que la France était prête à faire "une pause" dans les biocarburants de première génération, qui rappelons le sont fabriqués à partir de plantes vivrières et sont accusés de concurrencer les cultures alimentaires.
** Il existe en France, 211 pompes E85 (43 - Leclerc ; 42 - Carrefour) à fin février, selon la filière bioéthanol.
L’intensification de la production de biocarburants dans les pays en développement pourrait exacerber la marginalisation des femmes dans les zones rurales menaçant ainsi leurs moyens d’existence, selon un nouveau rapport de la FAO.
Ce rapport fait remarquer que les grandes plantations destinées à la production de biocarburants, comme le bioéthanol et le biodiesel, requièrent une utilisation intensive de ressources et d’intrants dont l’accès est généralement limité aux petits agriculteurs, et en particulier aux femmes. En tête de ces intrants figurent la terre et l’eau, les engrais chimiques et les pesticides.
?Si les pays en développement n’adoptent pas des politiques propres à renforcer la participation des petits agriculteurs, en particulier les femmes, à la production de biocarburants - en augmentant leur accès à la terre, au capital et aux technologies ?, les inégalités entre sexes seront plus marquées et la vulnérabilité des femmes à la faim et à la pauvreté a de fortes probabilités de s’aggraver?, selon Yianna Lambrou.
Mme Lambrou est co-auteur du document "Inégalité entre les sexes et production de biocarburants liquides : minimiser les risques pour maximiser les opportunités" (Gender and Equity Issues in Liquid Biofuels Production ? Minimizing the Risks to Maximize the Opportunities).
?La production de biocarburants offre sans aucun doute de nouveaux débouchés pour les agriculteurs, mais ceux-ci ne se répercuteront au niveau des exploitations et des femmes que si des politiques en faveur des pauvres sont mises en place pour donner aux femmes les moyens d’agir.?
Fortes pressions
La demande croissante à l’échelle mondiale de biocarburants, associée au besoin accrue en terres, pourrait mettre sous pression les terres marginales qui assurent des fonctions de subsistance fondamentales pour les ruraux pauvres et sont fréquemment exploitées par des femmes, indique le rapport de la FAO.
La conversion de ces terres en plantations pour la production de biocarburants ?pourrait entraîner le déplacement partiel ou total des activités agricoles des femmes vers des terres de plus en plus marginales?, avec des répercussions négatives sur leur capacité de cultiver et produire de la nourriture.
Toujours selon le rapport, l’appauvrissement potentiel ou la dégradation des ressources naturelles du fait des grandes plantations destinées à la production de biocarburants pourrait imposer une charge supplémentaire aux agriculteurs, et en particulier aux agricultrices, en se répercutant sur leur travail et leur santé.
Si la production de biocarburants rivalise, de façon directe ou indirecte, avec l’approvisionnement en eau et en bois de feu, elle pourrait limiter la disponibilité de ces ressources pour les ménages.
Cela contraindrait les femmes, généralement responsables de la collecte de l’eau et du bois dans la plupart des pays en développement, à parcourir de plus longues distances, réduisant d’autant le temps dont elles disposent pour se procurer des revenus d’autres sources.
Le rapport lance une autre mise en garde : la substitution des cultures locales par des monocultures énergétiques pourrait menacer la biodiversité agricole, ainsi que les vastes connaissances et les compétences traditionnelles des petits agriculteurs en matière de gestion, sélection et stockage des cultures locales, activités habituellement réservées aux femmes.
Inégalité des opportunités d’emploi
La création de plantations pour la production de biocarburants est susceptible de créer de nouveaux emplois dans les zones rurales, essentiellement pour les travailleurs agricoles peu qualifiés, de plus en plus employés à titre saisonnier ou journalier.
Toutefois, un nombre grandissant de ces travailleurs sont des femmes (environ 40 pour cent en Amérique latine et aux Caraïbes) qui, en raison des inégalités sociales, sont particulièrement défavorisées en termes de salaires, de conditions de travail et d’allocations, de formation et d’exposition aux risques professionnels ou sanitaires.
Le rapport insiste sur la nécessité d’approfondir les recherches et les données sur les effets socio-économiques de la production de biocarburants liquides sur les hommes et les femmes.
Le rapport préconise une stratégie de développement des biocarburants écologiquement durable et en faveur des pauvres, en intégrant les plantations énergétiques dans les systèmes agroalimentaires locaux existants, et ce, afin de préserver les activités agricoles traditionnelles des petits exploitants, leurs compétences et leurs savoirs spécialisés, cruciaux pour la sécurité alimentaire et la résilience à long terme des communautés rurales.
Des mesures doivent être prises pour garantir aux femmes et aux ménages dirigés par des femmes les mêmes opportunités qu'aux hommes pour prendre part à la production durable de biocarburants liquides et en tirer profit. C’est d’autant plus important que le nombre de femmes chefs de famille ne cesse d’augmenter (environ 40 pour cent en Afrique australe et 35 pour cent aux Caraïbes).
[photo : FAO]
Angela Merkel n'a pas dit son dernier mot sur les biocarburants. Si le gouvernement a récemment fait marche arrière sur la généralisation du carburant E10 (incorporant 10% d'éthanol), la chancelière allemande affichait mercredi son soutien au développement de la filière de production, en visitant la "première raffinerie commerciale au monde de biocarburants de deuxième génération."
L'usine, construite à Freiberg par Choren Industries, produira un carburant BTL (biomass to liquid) à partir de biomasse non alimentaire, comme des résidus forestiers et des déchets de bois. Ce carburant synthétique possède un indice de cétane (combustion) très élevé, ne contenant ni soufre, ni molécules aromatiques et dégage moins de particules fines.
Le démarrage de la production est prévu dans 8 à 12 mois. L'usine est conçue pour produire 18 millions de litres de carburant par an.
"Le projet de Freiberg démontre qu'un progrès peut être accompli dans le développement de la technologie de protection du climat, quand le gouvernement, l'industrie et la science travaillent main dans la main" a déclaré Angela Merkel.
"Nous avons achevé une étape aujourd'hui, mais nous avons encore un long chemin à parcourir, a prévenu Tom Blades, dirigeant de Choren. En parallèle à la mise en service de l'usine test, nous travaillons sur le concept de la première usine BTL à échelle industrielle, en Allemagne" a-t-il annoncé, soulignant la nécessité d'un cadre législatif "juste" pour soutenir la filière.
Shell est devenue actionnaire de Choren Industries en 2005 et fournit sa technologie Fischer Tropsch BTL utilisée dans le processus.
Alors que la critique enfle à l'encontre des biocarburants, le Brésil nie que la culture d'éthanol puisse participer à la flambée des cours mondiaux des denrées alimentaires.
"Aujourd'hui, il y a plus de gens qui mangent", a plaidé le président Lula lors d'une visite d'Etat aux Pays-Bas, expliquant la hausse des prix par la croissance démographique mondiale. Il a appelé "le monde entier (à) produire plus" afin de répondre aux besoins croissants de la population.
Lula a par ailleurs évoqué "l'intensification des disussions sur les biocarburants" afin de répondre à la demande des pays riches.
Pour l'association de l'industrie brésilienne de la canne à sucre, seul 1% des terres arables du Brésil sont consacrées à la production d'éthanol, ce qui n'entrave pas le développement des cultures alimentaires. Selon elle, le pays est devenu ces dernières années l'un des premiers exportateurs de viande de boeuf, de poulet, de soja et de jus d'orange.
Alors que l'Allemagne a décidé la semaine dernière de faire marche arrière sur ses objectifs d'incorporation de biocarburants à la pompe, c'est désormais au niveau européen que le doute s'installe. Ainsi, la semaine dernière l'Agence européenne de l'Environnement (AEE) rendait-elle public un avis tranché concernant l'utilisation de biocarburants en Europe : "Suspendre l'objectif [européen] de 10% de biocarburant", telle en était la conclusion.
Le Comité scientifique de l'AEE, composé de 20 scientifiques indépendants de 15 pays membres de l'Agence, a fait part de ses "préoccupations" concernant le développement de l'usage des biocarburant, et ce, sur quatre principaux aspects.
"Trop ambitieux", ainsi est qualifié par le comité l'objectif européen de 10% d'incorporation de biocarburants à la pompe. Un objectif dont "les effets sont difficiles à prévoir et à contrôler."
Le comité scientifique recommande donc la suspension de l'objectif de 10%, et la réalisation d'une nouvelle étude scientifique complète sur les risques environnementaux et les avantages de biocarburants, ainsi que la fixation d'un nouvel objectif à long terme, plus modéré si la durabilité ne peut en être garantie.
Des chercheurs de l'Université d'Etat du Michigan sont parvenus à extraire une enzyme issue d'un microbe présent dans l'estomac des vaches. Transmise aux plants de maïs, elle permet de transformer les fibres végétales en biocarburants.
Cette enzyme, qui permet aux vaches de digérer l'herbe et d'autres fibres végétales, transforme ces fibres en sucres simples qui peuvent ensuite être convertis en carburant pour véhicules.
Par manipulation génétique, les chercheurs ont découvert un moyen de faire pousser des plants de maïs qui contiennent cette enzyme. Ils sont ainsi parvenus à insérer un gène provenant d'une bactérie présent dans l'estomac des vaches.
Dès lors, le sucre contenu dans les feuilles et la tige peut être converti en sucre simple, sans nécessiter de procédé chimique coûteux. Et donc de "convertir ce qui était un déchet en biocarburant" explique le professeur Mariam Sticklen. Généralement, seuls les grains de maïs sont utilisés pour produire du biocarburant.
Transformer les fibres de la plante en sucre nécessite trois enzymes, toutes trois présentes dans cette nouvelle variété de maïs baptisée Spartan Corn III. Pour Sticklent, elle permettra de "réduire les coûts de production de l'éthanol. Sans cela, les déchets ne peuvent être convertis en ethanol à moins d'acheter des enzymes, ce qui est cher."
La conception de cette variété de maïs a nécessité de lourdes et complexes manipulations pour l'adapter aux cellules de maïs. "Spartan Corn III est une avancée pour la science, la technologie, et même une avancée politique" se réjouit Sticlent.
Selon un rapport du Ministère américain à l'Energie (DOE), les Etats-Unis pourraient répondre à 20% de leurs besoins électriques grâce à l'énergie éolienne d'ici à 2030.
Un rapport publié lundi examine la faisabilité technique d'un tel objectif, qui permettrait au pays d'économiser 7,6 gigatonnes cumulées de CO2 d'ici à 2030, et 825 millions de tonnes par an à partir de cette date.
Si le rapport estime que le marché de l'éolien est "viable et commercialement mature", son développement nécessitera de relever un certain nombre de défis, dont l'amélioration du réseau, de la fiabilité et de l'interopérabilité des systèmes éoliens, et l'augmentation des capacités manufacturières sur le territoire américain pour fournir les turbines.
Selon le scénario envisagé, le DOE estime que pour atteindre 20% d'énergie éolienne en 2030, les installations annuelles devront être plus que multipliées par 3. De 2000 nouvelles installations par an en 2006, elles devront passer à près de 7 000 en 2017. Pour une capacité installée qui passerait de 16,8 GW en 2008, à 304 GW en 2030.
Les coûts de l'intégration dans le réseau de l'énergie éolienne, intermittente, sont jugées modestes : de l'ordre de 0,5 cents par kWh.
Aucune contrainte matérielle ne paraît susceptible d'entraver le développement de l'éolien, ce, même si la demande de cuivre, de fibre de verre et autres matières premières augmente.
Enfin, le rapport insiste sur le fait que les questions liées à l'implantation et la répartition des coûts des nouvelles lignes doivent être résolues avant tout.
"Le rapport souligne à juste titre qu'une plus grande pénétration des énergies renouvelables - comme le vent - dans notre réseau électrique devra être associée non seulement à des technologies avancées d'intégration, mais aussi de transmission" insiste le sous-secrétaire d'état à la transmission de l'électricité et la fiabilité énergétique.
"Dans de nombreux cas, les ressources les plus solides d'énergies renouvelables sont situées dans des régions éloignées, et si nous voulons être en mesure de fournir de nouvelles sources d'énergie propre et abondante aux centres de population, nous avons besoin de capacités de transmission supplémentaires."
L'année dernière, les Etats-Unis sont parvenus à une capacité cumulée de 16 818 MW, avec plus de 5 000 MW installés en 2007. L'éolien a représenté 30% de ces nouvelles capacités installées, en deuxième place après le gaz. 9 milliards de dollars ont été investis en 2007.
La filiale énergies renouvelables du groupe espagnol Iberdrola a signé une commande de 200 turbines éoliennes pour le marché nord américain.
Les éoliennes seront fournies d'ici 2010 par General Electric, pour un montant de 430 millions d'euros. Elles totalisent une capacité de 300 MW.
D'ici 2010, Iberdrola Renovables projette l'installation de 2 000 MW de nouvelles capacités éoliennes chaque année, pour atteindre 13 600 MW. Un objectif qui se chiffre à hauteur de 8,6 milliards d'euros.
BKW FMB Energie SA (FMB) acquiert un parc éolien à Bockelwitz en Saxe, Allemagne. Avec l'achat de ces dix éoliennes d'une puissance de 1,5 mégawatt (MW) chacune, le groupe suisse triple ses capacités de production éolienne.
Le parc éolien à Bockelwitz en Saxe comprend dix éoliennes d'une puissance de 1,5 MW chacune. Mis en service en 1999, il produit quelque 22 gigawattheures (GWh) d'électricité par an.
La rétribution de l'injection du courant est garantie jusqu'en 2019, précise le groupe dans un communiqué. Les parties ont convenu de garder la confidentialité en ce qui concerne les aspects financiers de la transaction.
L'acquisition de ce parc éolien à l'étranger permet à FMB de multiplier par trois ses capacités de production dans le domaine de l'éolien : le plus grand parc éolien suisse de JUVENT SA exploité par FMB dans le Jura bernois, affichait en 2007 une production de 9,7 GWh.
La société canadienne Magenn a testé en "première mondiale" un prototype en taille réelle de d'éolienne aérienne gonflable.
Baptisé MARS, pour Magenn Air Rotor System, cette éolienne hors du commun est conçue pour stationner à 200 ou 300 mètres d'altitude où elle pourra capter les vents les plus puissants.
Elle se présente comme un ballon gonflable, ou "une grosse saucisse blanche", selon son concepteur Pierre Rivard, tournant autour d'un axe horizontal. D'une taille de 7,6m sur 19,8m, elle disposerait d'une capacité de 10 kW. MARS est susceptible de se mettre en mouvement avec des vents de 6 km/h, et jusqu'à 95 km/h.
Les cables reliant le système au sol permettent la transmission du courant.

Selon Pierre Rivard, le système est encore cher, mais bénéficie d'un rendement bien supérieur à celui d' une éolienne classique : "Avec une turbine conventionnelle, vous avez généralement un rendement de 20 à 25%, explique-t-il, mais nous, parce que nous bénéficions de vents plus constants et plus forts, atteignons un rendement plus proche des 50%."
Ce premier prototype en taille réelle a été testé dans un ancien hangar de la Navy, en Californie. Devraient suivre cette années des expérimentations en conditions réelles et en public.
Comme annoncé mardi, le consortium St-Laurent Energies, composé d’EDF Energies Nouvelles (60%), du producteur d’électricité québécois Hydroméga (20%) et du constructeur Renewable Energy Systems (20%), a été retenu par Hydro-Québec Distribution pour la construction de cinq parcs éoliens d’une capacité totale de 954 MW au Québec.
Situés dans différentes régions du Québec, les cinq parcs (Aguanish : 80 MW, Massif du Sud : 150 MW, Lac Alfred : 300 MW, Rivière du Moulin : 350 MW et Clermont : 74 MW) devront être mis en service entre fin 2011 et fin 2015. Ils seront équipés de turbines REpower, d’une capacité unitaire de 2 MW.
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